Une enquête de l’ONU conclut qu’il y a un certain nombre de lacunes dans la formation et la posture de la MONUSCO et de sa Brigade d'intervention positionnée à Beni, pour combattre les rebelles des Forces démocratiques et alliées (ADF).
L'équipe d'enquêteurs sur les cas d'attaques et des meurtres des casques bleus dans cette partie du pays a aussi noté que la mission n'avait pas de plan d'urgence pour renforcer et extraire ses soldats pendant l'attaque.
Dans leurs recommandations, les enquêteurs demandent à l’ONU, à la MONUSCO et aux pays contributeurs des troupes de poursuivre activement une stratégie visant à rendre la Brigade d’intervention « <em>plus robuste, plus souple et mieux adaptée aux opérations offensives, en particulier dans les zones reculées et difficiles</em> ».
Cela permettrait, selon eux, de répondre de manière adéquate aux éventuelles attaques notamment dans des zones reculées et difficiles.
L'équipe d'enquête a également souligné l'importance d'un engagement renforcé avec les acteurs politiques régionaux et les parties prenantes pour mieux comprendre et combattre la menace posée par le groupe armé ADF.
En janvier, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait désigné le Russe Dmitri Titov pour diriger une “<i>enquête spéciale</i>” sur les attaques contre des Casques bleus ainsi que leurs bases dans le territoire de Beni.
L’équipe d’enquête qui comprenait deux officiers tanzaniens s’était rendue notamment en Ouganda où elle avait rencontré le président Yoweri Museveni.
<b>Will Cleas Nlemvo</b>