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RDC : chiffré à plus de 24 milliards USD, le projet de loi de finances 2027 prévoit 62,8 millions USD pour l’organisation du dialogue national

Judith Suminwa

Le projet de loi de finances pour l’exercice 2027 a été présenté par la Première ministre Judith Suminwa, au cours d’une plénière organisée jeudi 29 octobre à l’Assemblée nationale. Chiffré à 56 390 milliards de francs congolais, soit l’équivalent de 24,8 milliards USD, ce budget prévoit également le financement du dialogue national pour la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État.

D’après le texte du projet de loi lu par Judith Suminwa devant la représentation nationale, 142 milliards de francs congolais, soit environ 62,8 millions USD, sont prévus pour ce processus, dont la durée maximale est fixée à trois mois.

Lors de sa dernière adresse à la nation, en août dernier, Félix Tshisekedi avait annoncé que le dialogue national serait précédé de consultations dans les 26 provinces, avant la tenue des assises à Kinshasa. Il avait également exclu de ce cadre les acteurs qui continueraient à combattre par les armes.

Dans chaque province, des forums préliminaires devront notamment examiner les causes de l’insécurité, des conflits fonciers et coutumiers, des tensions communautaires, des insuffisances administratives, des inégalités, des obstacles au développement, ainsi que des réformes jugées nécessaires.

Les différentes contributions seront ensuite regroupées dans un document de synthèse nationale destiné à servir de base aux assises de Kinshasa.

Comme annoncé, le président de la République a institué, en septembre dernier, un comité chargé de préparer la mise en place de la commission qui organisera le dialogue national. L’ordonnance portant création de cette structure avait été lue à la RTNC par sa porte-parole, Tina Salama.

Le texte instaure un dispositif en deux étapes : le comité mis en place n’est pas encore la commission préparatoire du dialogue. Il est plutôt chargé d’organiser sa mise en place et de réunir les conditions nécessaires à la tenue du processus baptisé « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ».

Après la remise du rapport préliminaire de ce comité, une autre ordonnance devra convoquer formellement le dialogue et en fixer notamment les étapes, les modalités de représentation ainsi que les mécanismes de suivi.

Une commission préparatoire sera également mise en place, avec une représentation des confessions religieuses. Un bureau et une assemblée plénière devront ensuite être constitués.

Toutefois, jusqu’à présent, aucune de ces étapes n’a été franchie. L’Église catholique dénonce notamment le blocage d’un processus qu’elle considère comme nécessaire pour sortir le pays de la crise. Lors de son échange avec sa majorité parlementaire, la semaine dernière, le chef de l’État avait annoncé la nomination prochaine des animateurs du comité chargé de préparer la mise en place de la commission qui organisera le dialogue.

Samyr LUKOMBO

 

 


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