Le sixième colloque interdisciplinaire de Ngandajika a ouvert, ce jeudi 29 octobre, le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo. Organisée par les Éditions Ditunga au Centre culturel Mgr Tharcisse Tshibangu Tshishiku, cette rencontre scientifique porte sur le thème : « Quel État pour un Congo nouveau ? Des jalons pour la Quatrième République ». Neuf des 24 conférences prévues durant les trois jours de travaux ont été présentées lors de cette première journée.
Parmi les intervenants, le professeur Isidore Ndaywel a plaidé pour la réadaptation du projet constitutionnel issu de la Conférence nationale souveraine (CNS). Pour cet historien, le modèle unitaire a atteint ses limites en RDC. Il affirme s’appuyer sur des études menées en 2013 pour revisiter cette expérience constitutionnelle, qui envisageait le passage à une République fédérale du Congo après la troisième législature.
Sa proposition prévoit notamment un mandat présidentiel de neuf ans, un réaménagement du territoire en six grandes régions subdivisées en province, ainsi que le transfert de la capitale de Kinshasa à Kisangani.
Selon Isidore Ndaywel, la position géopolitique de Kisangani permettrait à l’État de mieux contrôler les richesses minières de l’est du pays. Cette réorganisation vise, selon lui, à repenser la gouvernance et la présence de l’État sur l’ensemble du territoire national.
À l’ouverture des travaux, la coordonnatrice générale du Projet Ditunga, Samy Ntumba Mutombo, a appelé les participants à faire de ces trois jours de réflexion une occasion de construire des réponses aux défis du Congo. Jean-Pierre Kabuya, représentant de l’administrateur du territoire de Ngandajika, a souligné la contribution de telles initiatives au développement du pays et de la Lomami.
Le colloque se poursuit jusqu’au samedi 31 octobre, avec un total de 24 conférences prévues.
Michel Cyala