Le cardinal Fridolin Ambongo Besungu a dénoncé ce qu’il qualifie de « désordre au nom de Jésus et de Dieu » dans certaines confessions chrétiennes non catholiques, notamment les églises de réveil. Il a appelé les fidèles catholiques à préserver leur foi et leur identité religieuse.
L’archevêque métropolitain de Kinshasa s’est exprimé samedi 26 septembre 2026 à la cathédrale Notre-Dame du Congo, à l’occasion de l’ouverture de l’année pastorale 2026-2027.
Dans son homélie, le cardinal Ambongo a invité les catholiques congolais à ne pas se laisser entraîner par les pratiques d’autres confessions chrétiennes, notamment protestantes, kimbanguistes, évangéliques et de réveil.
Il a notamment critiqué le caractère bruyant de certaines célébrations religieuses.
« Nous devons prendre conscience que nous sommes des catholiques. Nous ne sommes pas des protestants. Nous n’avons rien contre les protestants, nous les aimons bien. Nous ne sommes pas des Kimbanguistes, nous n’appartenons pas à une église évangélique ; nous ne sommes pas membres de ce qu’on appelle église de réveil, qui se distingue par le bruit. L’Église catholique n’est pas comme ça », a-t-il déclaré.
Le prélat catholique s’est également inquiété de l’influence de certaines pratiques sur les fidèles catholiques. Il a notamment critiqué le fait que certains d’entre eux en viennent à imiter « les pasteurs des sectes », estimant qu’il est « impensable et inimaginable que la maison mère copie les excroissances ».
Fridolin Ambongo a, dans ce contexte, mis en garde contre la multiplication des fondations et autres initiatives susceptibles, selon lui, d’influencer la foi des fidèles et de brouiller l’identité de l’Église catholique.
Cette prise de position intervient alors que l’Église catholique et l’Église du Christ au Congo (ECC) maintiennent une collaboration sur plusieurs questions d’intérêt national. À travers la CENCO-ECC, les deux principales plateformes chrétiennes ont notamment porté ces dernières années des initiatives visant à contribuer à la recherche de solutions aux crises politiques et sécuritaires en République démocratique du Congo.
Entre 2024 et 2025, la CENCO et l’ECC ont notamment mené la campagne autour du « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans la région des Grands Lacs », présenté à plusieurs dirigeants africains ainsi qu’au président français Emmanuel Macron.
Samyr LUKOMBO