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RDC : au moins 165 morts dans les inondations en 2025, troisième année consécutive de crues sévères

Inondation à Yakoma

Les inondations ont fait au moins 165 morts, déplacé plus de 7 000 personnes et touché plus de 60 000 habitants à Kinshasa en 2025, année durant laquelle la RDC a été sévèrement frappée par les crues pour la troisième fois consécutive, selon un rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

La capitale congolaise a été particulièrement touchée au début du mois d’avril par une combinaison de crues soudaines, du débordement de la rivière Ndjili et de glissements de terrain, indique le rapport sur l’état des ressources mondiales en eau en 2025.

L’OMM classe cet épisode parmi les principales catastrophes hydrologiques enregistrées dans le monde au cours de l’année. Elle souligne que la RDC a connu de graves inondations pendant trois années consécutives.

Cette répétition s’inscrit dans une tendance plus large observée en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, deux régions frappées par des inondations sévères en 2022, 2024 et 2025. Ces catastrophes ont fait près de 3 000 morts au total dans les deux régions, selon l’organisation.

À l’échelle mondiale, l’Afrique et l’Asie ont concentré, au cours des cinq dernières années, près de la moitié des événements extrêmes liés à l’eau et plus de 80 % des décès associés recensés.

L’OMM estime toutefois que l’impact économique de ces catastrophes reste difficile à mesurer. Les pertes sont insuffisamment documentées, particulièrement dans les pays où les systèmes d’assurance et les mécanismes de comptabilisation des dommages sont peu développés.

Le rapport ne fournit aucune estimation financière des dégâts provoqués par les inondations de Kinshasa. Il ne détaille pas non plus les pertes subies par les ménages, les commerces et les infrastructures.

L’organisation souligne la nécessité de disposer de données hydrologiques ouvertes et actualisées afin de mieux anticiper les inondations, protéger les populations et orienter les investissements dans la gestion de l’eau.

Le rapport est rétrospectif et n’établit pas de prévisions pour les prochaines saisons. Il n’attribue pas non plus directement les inondations survenues à Kinshasa au changement climatique.