Les tenues portées par les Léopards de la RDC lors de leur arrivée à la Coupe du monde 2026 ont marqué les esprits bien au-delà du football. Pour Constant Omari, ancien président de la FECOFA, le choix d’intégrer le motif du léopard aux vêtements de la délégation congolaise constitue une manière réussie de mettre en avant l’identité culturelle du pays.
Intervenant dans le X Space de ACTUALITE.CD avec Stanis Bujakera, l’ancien dirigeant du football congolais a été invité à donner son regard sur cette démarche qui a accompagné la participation des Léopards au Mondial.
Les joueurs congolais avaient notamment été remarqués pour leurs costumes à motif léopard lors de leur arrivée aux États-Unis. Le choix avait suscité un important intérêt médiatique et sur les réseaux sociaux, transformant l’arrivée de la sélection en véritable moment de mode et de communication culturelle.
Pour Constant Omari, cette démarche est cohérente avec l’identité de la sélection nationale et permet de prolonger, à travers le vêtement, le symbole même des Léopards.
« Ce qui a été fait était bien fait. Nous avons vendu notre culture aussi, nous avons vendu notre totem de léopard. C’était bien fait, c’était original. À la différence de ce qui avait été fait à notre époque, les costumes n’étaient pas frappés des totems de notre équipe nationale, à savoir les Léopards. Je crois que c’est une culture, c’est encourageant », a apprécié Constant Omari.
Du Zaïre de 1974 aux Léopards de 2026
Pour l’ancien dirigeant de la FECOFA, cette volonté d’associer le football à l’identité culturelle congolaise n’est cependant pas entièrement nouvelle. Il rappelle notamment l’expérience de la sélection zaïroise lors de la Coupe du monde 1974.
À cette époque déjà, les joueurs avaient attiré l’attention par leur manière de représenter le pays à travers leur apparence et leur identité collective. Plus d’un demi-siècle plus tard, la sélection congolaise semble avoir choisi de reprendre cette dimension identitaire en l’adaptant aux codes contemporains de la mode.
« Souvenez-vous à l’époque de la Coupe du monde 1974, les Léopards sont partis à Lagos, c’était notre culture vestimentaire. À notre époque, en Égypte, il y avait des costumes, il y avait des vestes, tout était là. La différence, c’est que ces costumes n’étaient pas frappés des totems de notre équipe nationale, à savoir les Léopards », a rappelé Constant Omari.
Cette évolution traduit aussi une nouvelle manière pour les sélections africaines de se présenter sur la scène internationale. Le vêtement devient un outil de communication à part entière, au même titre que les performances sportives.
Le Mondial 2026 a offert aux Léopards une occasion supplémentaire de promouvoir l’image de la RDC après leur qualification historique, obtenue 52 ans après leur dernière participation.
Pour Constant Omari, cette démarche mérite d’être encouragée, à condition qu’elle s’inscrive dans une vision plus large du sport comme instrument de rayonnement du pays.
Kuzamba Mbuangu