La culture ne devrait pas être considérée comme un élément périphérique du sport selon Constant Omari, ancien président de la FECOFA et ancien membre du Conseil de la FIFA. Elle constitue, dit-il au contraire, l’un des fondements de la performance sportive et doit accompagner la formation des athlètes congolais.
Intervenant dans le X Space de ACTUALITE.CD avec Stanis Bujakera, l’ancien dirigeant du football congolais a été interrogé sur la place qu’il accorde à la culture et à l’art dans le sport, notamment dans le football congolais.
Pour Constant Omari, la performance ne se résume pas aux entraînements, aux infrastructures ou aux qualités techniques des joueurs. Elle repose également sur un ensemble de comportements et de valeurs qui doivent être inculqués aux sportifs dès leur formation.
« La culture, vue par nous autres, c’est le fondement même d’une société. Une société sans culture ne peut pas se développer. On peut développer la culture dans tous les secteurs, et quand nous parlons de la culture de l’effort, qui est indispensable pour les sportifs, c’est toute une culture. La culture de la gagne, la culture du groupe, la culture de la discipline, tout cela est indispensable au niveau du sport », a expliqué Constant Omari.
Selon lui, le football congolais doit ainsi travailler sur l’ensemble des éléments qui participent à la construction d’un sportif de haut niveau. La discipline, le comportement en dehors du terrain, l’esprit collectif ou encore la capacité à rechercher constamment la performance doivent faire partie de cette formation.
Une « culture de la performance » à inculquer
L’ancien président de la FECOFA estime notamment que la RDC doit développer chez ses jeunes sportifs une véritable culture de la performance. Celle-ci ne doit pas être limitée à la recherche d’un résultat ponctuel, mais devenir une manière de penser et de se comporter.
Cette approche concerne notamment la gestion de la carrière des joueurs. Le comportement d’un footballeur après une rencontre, son hygiène de vie ou sa capacité à respecter certaines exigences professionnelles peuvent directement avoir des conséquences sur ses performances.
« La politique de performance, c’est une culture qu’il faudrait inculquer aux jeunes, avoir cette culture en permanence de performance et toujours en quête de performance. La culture de l’effort, la culture de la discipline, ce sont des domaines qui sont très liés au sport, mais malheureusement nous avons du mal à réaliser ce linkage », a-t-il relevé.
Quand la culture accompagne l’identité sportive
Le lien entre culture et football apparaît également dans la manière dont les équipes nationales représentent leur pays. Pour Constant Omari, les joueurs ne sont pas uniquement des compétiteurs lorsqu’ils participent à une grande compétition internationale, ils deviennent aussi des ambassadeurs de leur identité.
Cette dimension culturelle a notamment été visible lors de la participation des Léopards au Mondial 2026 aux Etats-Unis, avec les tenues inspirées du motif du léopard et du patrimoine textile congolais. La démarche a largement dépassé le cadre sportif et attiré l’attention à l’international.
Kuzamba Mbuangu