Des affrontements ont opposé mercredi 12 août les Wazalendo aux rebelles de l’AFC/M23 dans le village de Kazuba, situé dans la localité de Banansuka, en groupement Kisimba, territoire de Walikale, au Nord-Kivu.
Selon plusieurs sources locales, l’attaque a débuté aux alentours de 16 heures, heure locale, lorsque les Wazalendo ont lancé une offensive contre les positions occupées par les rebelles de l’AFC/M23 dans cette partie du territoire.
Des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues pendant plusieurs heures, provoquant la panique parmi les habitants. Les échanges de tirs ont également perturbé la circulation et contraint plusieurs familles à abandonner leurs habitations pour se mettre à l’abri dans la brousse et dans des villages environnants.
Les mêmes sources rapportent qu’au cours des affrontements, les Wazalendo sont parvenus à déloger les combattants de l’AFC/M23 de leurs positions. Après leur prise de contrôle, les camps attribués aux rebelles ont été incendiés.
À ce stade, aucun bilan humain fiable n’est encore disponible. Les informations sur d’éventuels morts ou blessés restent difficiles à vérifier, notamment en raison de la situation sécuritaire et du déplacement d’une partie de la population.
Après les combats de mercredi, un calme précaire est observé ce jeudi 13 août à Kazuba. Toutefois, cette accalmie reste fragile, dans un contexte marqué depuis plusieurs semaines par des affrontements à répétition entre les groupes armés dans plusieurs zones du territoire de Walikale.
La situation à Kazuba intervient alors que le groupement Kisimba demeure l’un des secteurs affectés par l’instabilité sécuritaire dans le territoire de Walikale. Des affrontements entre les Wazalendo et l’AFC-M23 y ont déjà été signalés récemment, notamment dans plusieurs localités, entraînant des déplacements de civils et perturbant les activités quotidiennes.
Pour les habitants de Kazuba et ses environs, la priorité reste désormais le retour de la sécurité et la possibilité de regagner leurs domiciles. Mais l’absence de garanties sur une stabilisation durable entretient la crainte d’une reprise des combats.