Est de la RDC: l’armée à son tour acquiert des systèmes de communication de pointe garantissant le secret et la confidentialité des transmissions et de la conduite des opérations (rapport)

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Militaire des FARDC. Ph. Droits tiers.

Devant la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et anciens combattants, Guy Kabombo Mwadiamvita, a fait part aux élus membres de ladite commission des difficultés de communication rencontrées par les Forces armées de la République démocratique du Congo sur le théâtre des opérations, face à la rébellion de l’AFC/M23, appuyée par le Rwanda et occupant de vastes pans des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’est de la RDC.

Selon Guy Kabombo, cité dans le rapport de la commission et consulté mercredi 29 avril 2026 par la rédaction de ACTUALITE.CD, les unités congolaises engagées au front sont exposées à l’interception de leurs messages par " l’ennemi"  rendant difficile la synchronisation des actions.

"Au sujet de la planification et la chaine de commandement, il existe dans toutes les Armées un processus de planification et de décision, ainsi que des procédures opérationnelles permanentes pour la conduite des opérations selon les échelons, notamment stratégique, opératif et tactique. Il est important de souligner que la communication est l'une des conditions préalables de succès dans une opération militaire"a rappelé d'entrée de jeu le VPM de la Défense nationale et Anciens Combattants Guy Kabombo

Et de poursuivre :

"C'est à travers les capacités de communication que les unités engagées et les structures affiliées de l'Armée reçoivent et émettent les instructions et ordres pour une bonne coordination des actions combinées. Faute des capacités de communication en nouvelle technologie, les unités engagées au front sont exposées aux interceptions des messages par l'ennemi et inter qui rendent impossible la synchronisation des actions. L'ennemi qui a su construire une architecture modeme de communication avec ues matériels à la pointe de nouvelles technologies arrive à décrypter les échanges des messages opérationnels entre les différentes chaines de commandement et les unités engagées aux fronts"

Pour pallier ce déficit, précise Guy Kabombo cité dans le rapport de la Commission Défense et Sécurité de l'Assemblée nationale, le Ministère a établi des partenariats stratégiques avec des pays amis pour l'acquisition des systèmes de communication à la pointe de la nouvelle technologie pour les Forces Armées, garantissant ainsi le secret et la confidentialité dans les transmissions des ordres et dans la conduite des opérations sur les théâtres des opérations.

Toutefois, le VPM, Ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants Guy Kabombo a estimé que pour plus de garantie et d'autonomie stratégique, il est impérieux que le pays puisse disposer de ses propres satellites et d'autres moyens plus avancés dans la communication, a martelé le Ministre.

L'adoption de ce rapport par les députés nationaux intervient dans un contexte où la partie Est de la République démocratique du Congo continue d’être en proie à une insécurité chronique et à une situation humanitaire catastrophique, caractérisée par une dégradation persistante au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri. Malgré les pourparlers diplomatiques, notamment les processus de Washington et de Doha, appuyés par l’Union africaine, ainsi que les opérations militaires conjointes FARDC–UPDF, les violences ne faiblissent pas, exacerbant la crise humanitaire à la suite des affrontements entre les forces gouvernementales et la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par le Rwanda. D’autres groupes armés, tels que l’ADF et la CODECO, restent actifs, causant des morts, des déplacements massifs de populations, des enlèvements et des destructions.

Fruit d’un travail rigoureux affirment les élus membres de cette Commission, ce rapport constitue un outil stratégique de premier plan. Ils affirment qu’il servira de base d’analyse pour les questions de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national, tout en permettant aux élus de porter un jugement éclairé et objectif sur ces enjeux fondamentaux pour la stabilité et la souveraineté de la République.

Clément MUAMBA