La situation sanitaire dans le pays, caractérisée notamment par l’épidémie de choléra, a été abordée par le gouvernement de la République à l’occasion de la 87e réunion du Conseil des ministres. Selon la note d’information du ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, comparée à la semaine précédente, la tendance à la 15e semaine est marquée par une baisse des cas suspects, passant de 968 à 915, avec 4 décès enregistrés, soit une létalité de 0,4 %, contre 1,5 % la semaine précédente.
Selon le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, cité dans le compte rendu de la réunion tenue vendredi 24 avril 2026, cette tendance est observée à Kinshasa, dans le Haut-Katanga, le Tanganyika et le Haut-Lomami. La province du Nord-Kivu est la plus touchée au cours de cette semaine, avec 215 nouveaux cas suspects et un décès.
S’agissant de la ville-province de Kinshasa, la note d’information du ministre de tutelle révèle que la tendance est à la baisse, avec 33 nouveaux cas suspects et aucun décès durant cette semaine, contre 36 cas et 2 décès à la 14e semaine. Par ailleurs, 10 malades actifs sont actuellement pris en charge dans les centres de traitement du choléra, contre 16 la semaine précédente.
Par ailleurs, abordant spécifiquement la situation du choléra dans la prison de Mbanza-Ngungu, au 17 avril, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a indiqué que le cumul des cas est resté à 160, dont 13 décès. Selon le compte rendu de la réunion lu par le porte-parole du gouvernement, les quatre pavillons de la prison ont été touchés.
Toutefois, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a précisé qu'après 16 jours d’accalmie sans notification de nouveaux cas suspects, une résurgence de l’épidémie a été observée depuis le 18 avril, avec 8 nouveaux cas, portant ainsi le cumul à 168 cas.
Rappelons-le, aux côtés du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, de l’INSP et des équipes locales, l’OMS amplifie son appui dans les zones touchées. Selon l’OMS, cette approche met les communautés au cœur de l’action, car elles sont les premières actrices de la détection, de la prévention et de la rupture des chaînes de transmission.
Cette mobilisation multisectorielle repose sur la générosité des partenaires et donateurs de l’OMS en particulier le ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO) dont les contributions soutiennent directement les opérations sur le terrain et consolident les bases d’une élimination durable du choléra à Kinshasa.
Les autorités sanitaires et l’OMS ne cessent d’exhorter l’ensemble des communautés leaders locaux, médias, écoles, églises, mosquées, associations et familles à intensifier la sensibilisation autour des gestes essentiels : lavage des mains, traitement de l’eau, assainissement et signalement immédiat des cas de diarrhée aiguë.
Clément MUAMBA