Ce mardi 21 avril, une conférence sur l'intelligence artificielle (IA) dans les industries culturelles et créatives (ICC) a été organisée, au centre Wallonie-Bruxelles. Les échanges ont abordé les opportunités, défis et enjeux liés à cette nouvelle technologie.
Prenant la parole, Serge Eden Mpatha, juriste et expert en audiovisuel, a insisté sur l'évolution constante des outils d'intelligence artificielle qui permettent de générer des contenus sonores, visuels ainsi qu’audiovisuels. Selon lui, l'IA changera complètement la vision du monde, sur la santé, sur les rapports entre humains et sur la productivité de chaque individu.
D'où, il soutient qu'il est indispensable que les sociétés africaines, notamment la République Démocratique du Congo, se préparent aux transformations que l'IA pourrait imposer au cours des dix prochaines années.
« Nous ne pouvons nous permettre de rater ce virage, dans le cas contraire le monde sera divisé en deux camps. D'un côté ceux qui savent utiliser l'intelligence artificielle et qui génèrent des revenus considérables et de l'autre côté ceux qui ne savent pas s'en servir», a-t-il déclaré.
Le conférencier a souligné que l'Afrique a un désavantage, celui de ne pas figurer dans les algorithmes de l'IA, tout simplement parce qu'elle a été conçue par les occidentaux. Cependant, elle possède des atouts qui ne peuvent lui être ravis : sa culture et ses inspirations.
Des questions sur son usage dans le système éducatif ont également été abordées. L'intervenant affirme qu'il y a des choses que l'IA ne peut pas faire à la place de l'humain, au niveau de sa culture et de sa créativité. Le cerveau central dans toute réalisation impliquant cette nouvelle technologie reste l'humain.
Par ailleurs, il a abordé également des questions liées à l'éthique et une utilisation raisonnable, constructive et responsable de l'intelligence artificielle.
Kéren Kalukula, stagiaire UCC