Les États-Unis ont vivement réagi aux déclarations du chef des forces de défense ougandaises, le général Muhoozi Kainerugaba, après une série de messages publiés puis supprimés sur le réseau social X mettant en cause l’ambassade américaine à Kampala.
Dans un message publié sur X, le président de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, Jim Risch, a estimé que le général ougandais « a franchi une ligne rouge » et a appelé Washington à « réévaluer son partenariat sécuritaire » avec l’Ouganda, évoquant la possibilité de sanctions ainsi qu’une remise en cause de la coopération militaire entre les deux pays.
Le sénateur républicain de l’Idaho a jugé que le fils du président ougandais, et « probable successeur », ne pouvait « se contenter de supprimer des tweets et de présenter des excuses creuses », ajoutant que les États-Unis ne toléreraient pas « un tel niveau d’instabilité et d’imprudence » lorsque des personnels américains, des intérêts des États-Unis et des « vies innocentes dans la région » sont en jeu.
Ces réactions interviennent après que le général Kainerugaba a reconnu avoir été, selon ses termes, « induit en erreur », affirmant avoir échangé avec l’ambassadeur des États-Unis en Ouganda et assuré que la coopération militaire entre Kampala et Washington se poursuivrait « comme d’habitude ».