Affaire «zua ye tshombo tika ye akende» à Kinshasa: trois policiers incitateurs au vol des téléphones des habitants condamnés à trois ans de servitude pénale principale

Photo d'illustration
Photo d'illustration

Les policiers Sindani, Kabamba et Kiadi, auteurs de la chanson scandaleuse «zua ye tshombo tika ye akende» (ravis son téléphone et laisse-le partir ), récemment arrêtés, ont été condamnés à 3 ans de servitude pénale, chacun, par le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ndjili, qui a siégé en procédure de flagrance, mardi 20 janvier 2026. Ils devront, par ailleurs, payer des frais de justice, fixés 200 000 francs congolais. 

Condamnés parmi les cinq policiers qui avaient comparu dans cette affaire, les trois agents de la police nationale congolaise (PNC) sont reprochés de violation des consignes, infraction commise en décembre dernier, dans une vidéo partagée en boucle sur les réseaux sociaux, suscitant l'indignation de l'opinion nationale. 

Le tribunal militaire a, en outre, acquitté l'un d'eux, le policier Kasongo, poursuivi pour non-dénonciation de l'infraction, car les faits n'ayant pas été établis à sa charge. Un autre sur le banc des accusés, Tuzolana, a par contre été condamné à douze mois de servitude pénale avec sursis, pour le même grief. 

La chanson “zua ye tshombo, tika ye akende”, entonnée en choeur devant un sous-ciat à Kinshasa, par plusieurs policiers en uniforme visiblement dans un état d'ébriété, a levé le voile, selon plusieurs internautes, sur la légèreté dans le recrutement de ceux dont la mission principale consiste à protéger les populations et leurs biens, mais qui, sur le terrain, se transforment en bourreaux.  

Samyr LUKOMBO