Prenant part à la 56e réunion annuelle du Forum économique mondial qui se tient du 19 au 23 janvier 2026 à Davos, en suise, le Roi Philippe de Belgique s'est entretenu, ce mardi, avec le Président Congolais, Félix Tshisekedi, sur plusieurs points d'actualité en RDC, dont la situation sécuritaire dans l'Est et la crise politique au pays.
D'après le ministre des affaires étrangères Belge, Maxime Prévot, qui s'est exprimé ce mardi sur X, Bruxelles a, une fois de plus, encouragé le chef de l'État Congolais sur la nécessité d'organiser un dialogue national inclusif, option que soutient l'opposition en général depuis plusieurs mois et considère crucial face aux causes profondes de la crise multiforme en RDC.
Le chef du gouvernement de la Belgique a rapporté la position de son pays, qui réaffirme son engagement pour une solution pacifique à l’Est de la RDC et le respect pour son intégrité territoriale, et promet de s’«assurer que les pays européens se préoccupent à suffisance de la situation humanitaire dramatique qui est vécue par la population indûment administrée par le M23.»
«La Belgique reste un partenaire stratégique de la RDC, déterminé à soutenir la paix», renchérit M. Prévot.
Alors que le schéma du dialogue se dessine de fil en aiguille en RDC, Sauvons la RDC, plateforme politique et sociale chère Joseph Kabila, a été consultée par deux fois par le Président Angolais João Laurenço. Le camp Kabila a exigé à Kinshasa de vider le processus de Doha avec les rebelles de l’AFC/M23, si seulement si le dialogue inclusif en vue vise notamment le rétablissement de la paix dans l'Est.
À leur tour, les Évêques de la CENCO et les pasteurs de l'ECC, auteurs de l'initiative du dialogue politique, ont également été reçus par le Président Laurenço, quelques jours après sa deuxième rencontre, en un mois à Luanda, avec son homologue Congolais, Félix Tshisekedi.
Des sources concordantes confirment que quelques opposants avaient également échangé avec le Président en exercice de l'Union africaine dans l'optique de cet événement tant réclamé par l'opposition Congolaise et la société civile.
Samyr LUKOMBO