RDC : après quatre mois de détention, un proche de Matata Ponyo transféré à la prison de Ndolo

Prison de Ndolo
Prison de Ndolo

Le regroupement politique LGD et Alliés a annoncé vendredi le transfert du professeur Pascal Isumbisho Mwapu, conseiller politique de l’opposant Augustin Matata Ponyo, à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, après plusieurs mois de détention dans les locaux du Conseil national de cyberdéfense (CNC).

Dans un communiqué daté du 9 janvier, le regroupement précise que ce transfert est intervenu jeudi 8 janvier, après « quatre mois de détention arbitraire et illégale », selon ses termes, au CNC. Le professeur Isumbisho avait été arrêté le 9 septembre 2025.

LGD et Alliés affirment que leur membre fondateur est accusé « à tort » de collaboration avec les rebelles de l’AFC/M23, des accusations qu’ils jugent « infondées et politiquement motivées ». Le regroupement dénonce ce qu’il qualifie de « harcèlement politique », d’« instrumentalisation de la justice » et de « répression des voix critiques ».

Dans son communiqué, LGD et Alliés exigent le respect des droits de la défense, la fin des détentions arbitraires et la « libération immédiate et sans condition » du professeur Pascal Isumbisho, estimant qu’aucune charge légalement établie ne justifie sa détention. Le regroupement appelle également la communauté nationale et internationale ainsi que les organisations de défense des droits humains à suivre cette situation.

Cette prise de position intervient dans un contexte de recomposition de l’opposition congolaise. Une partie de l’opposition a lancé une nouvelle plateforme politique dénommée « Sauvons la République démocratique du Congo », placée sous la direction de l’ancien président Joseph Kabila.

Cette plateforme réunit plusieurs figures politiques de l’opposition, dont Augustin Matata Ponyo, Franck Diongo, Seth Kikuni et André Claudel Lubaya, ainsi que des acteurs de la société civile. Dans leur déclaration finale, les participants ont reconnu l’existence d’une crise politique et sécuritaire et appelé à des actions communes en vue de la réconciliation nationale.