Crise dans l’est de la RDC : l’Angola intensifie ses démarches diplomatiques et consulte le Qatar

Dr Majed Al Ansari, conseiller du Premier ministre qatari et porte-parole du ministère des Affaires étrangères
Dr Majed Al Ansari, conseiller du Premier ministre qatari et porte-parole du ministère des Affaires étrangères

Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohammed ben Abdulrahman ben Jassim Al-Thani, a reçu samedi un appel téléphonique du ministre angolais des Relations extérieures, Tete António, ont indiqué les autorités qataries.

Selon le ministère qatari des Affaires étrangères, les deux responsables ont évoqué les moyens de renforcer la coopération bilatérale entre Doha et Luanda, ainsi que la promotion d’une voie de règlement pacifique entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Le chef de la diplomatie qatarie a réaffirmé la position de l’État du Qatar, appelant à la résolution des conflits par le dialogue, des moyens pacifiques et le respect du droit international.

Ces échanges s’inscrivent dans une séquence diplomatique marquée par une intensification des contacts autour de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC. Au-delà des échanges téléphoniques réguliers, le président congolais Félix Tshisekedi s’est rendu à deux reprises en moins d’un mois à Luanda pour s’entretenir avec son homologue angolais João Lourenço, un rythme inhabituel qui traduit l’accélération des consultations entre les deux chefs d’État.

Selon des sources de la présidence congolaise, le président angolais a soumis à Félix Tshisekedi une série de propositions liées à la situation sécuritaire dans l’est du pays. Le chef de l’État congolais en a pris acte et a fait part de ses réactions, sans qu’aucune décision immédiate ne soit arrêtée.

Dans la foulée, João Lourenço a entrepris de consulter d’autres parties prenantes, dans un rôle présenté comme celui d’un facilitateur discret. Kinshasa indique observer ces démarches et attendre leur aboutissement avant de fixer sa position.

Officiellement, ni l’Angola ni la RDC n’évoquent l’ouverture d’un nouveau processus de paix, un terme soigneusement évité par les deux capitales. Mais cette séquence diplomatique dessine, de facto, une dynamique renouvelée, faite d’allers-retours directs, de propositions concrètes et de recherches de convergences régionales, dans un contexte de forte pression sécuritaire dans l’est congolais