Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, a pris part, en qualité d’invité, à la réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 9 janvier à la Cité de l’Union africaine. Il était notamment question, pour le successeur de Malangu Kabedi, de dresser un état des lieux de la conjoncture économique nationale.
Dans son intervention devant les membres du gouvernement, le numéro un de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a indiqué que l’environnement économique intérieur est marqué par une tendance à la stabilisation des principaux indicateurs macroéconomiques, portée par les mesures de politique économique et monétaire mises en œuvre par la Banque centrale du Congo.
"Au cours de la première semaine de janvier 2026, le taux d’inflation hebdomadaire s’est établi à 0,26 %, contre 0,32 % une semaine plutôt, Cette évolution reflète l'atténuation progressive des pressions saisonnières observées en fin d’année, dans un contexte de normalisation graduelle de la demande après les festivités, elle traduit un net ralentissement du rythme de formation des prix témoignant d'un environnement macroéconomique plus stable" rapporte le compte rendu de la réunion
À l’ouverture de la journée du 2 janvier 2026, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a indiqué que le taux de change s’est établi à 2 181,39 francs congolais pour un dollar américain sur le marché interbancaire, contre 2 310,32 francs congolais sur le marché parallèle.
"Par rapport à la semaine du 26 décembre 2025, le franc congolais s’est apprécié de 1,9 % sur le marché interbancaire, tandis qu’il s’est déprécié de 0,50 % sur le marché parallèle. Comparativement à fin décembre 2024, la monnaie nationale affiche une appréciation de 30,44 % à l’indicatif et de 24,09 % au parallèle" précise le compte rendu de la réunion
Par ailleurs, en rythme hebdomadaire, poursuit le compte rendu de la réunion lu par le porte-parole du gouvernement, le gouverneur de la BCC, André Wameso, a indiqué que les cours mondiaux des principaux produits de base impactant l’économie congolaise se sont bien comportés.
"Le gouverneur de la Banque centrale du Congo a réitéré ses recommandations en faveur du maintien d’une coordination étroite entre les politiques monétaire et budgétaire, afin de préserver la stabilité macroéconomique et le pouvoir d’achat intérieur, ainsi que du renforcement du suivi des facteurs de liquidité susceptibles de perturber le fonctionnement des marchés en début d’année", a-t-il recommandé une nouvelle fois lors de son intervention.
Il convient de signaler que le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale du Congo (BCC) a décidé de poursuivre l’assouplissement de la politique monétaire amorcé au dernier trimestre de 2025. Il s’agit de la principale résolution issue de sa réunion extraordinaire tenue le jeudi 8 janvier 2026 à Kinshasa.
Sur la base de projections indiquant une inflation maîtrisée en 2026, dans un contexte de stabilisation du taux de change et de maintien d’une croissance économique robuste, la BCC a abaissé son taux directeur de 17,5 % à 15,0 %, soit une réduction de 250 points de base. Le taux des facilités de prêt marginales a également été ramené de 21,5 % à 19,0 %. Concrètement, la Banque centrale du Congo a décidé de rendre le crédit moins coûteux afin de relancer l’économie, soutenir les entreprises, favoriser l’emploi et stimuler la croissance, tout en restant prête à ajuster ses instruments de politique monétaire si les conditions l’exigent.
Cette volonté affirmée de la banque des banques d’accompagner la politique économique générale du gouvernement s’inscrit dans le strict respect des dispositions de la loi n° 18/027 du 23 décembre 2018 portant organisation et fonctionnement de la Banque centrale du Congo, et notamment de son article 9, alinéa 2.
Clément Muamba