Haut-Uele : deux morts dans une attaque près de Ngangazo à Watsa

Photo ACTUALITE.CD

Deux personnes, dont un policier, ont été tuées tôt ce vendredi 28 novembre lors d’une attaque menée par des présumés coupeurs de route armés sur la route nationale n°23, près de Maimoto, non loin de Ngangazo, en territoire de Watsa (Haut-Uele).

Selon des sources locales, l’incident a commencé lorsqu’un motard transportant une femme et son bébé a été intercepté par les assaillants, qui lui ont exigé de remettre tous ses biens avant d’ouvrir le feu. Un policier intervenu pour porter secours a été touché et est mort sur place, rapporte le média en ligne Orientalinfo.net consulté. 

Peu après, une seconde moto est arrivée sur les lieux. Son conducteur a été criblé d’une dizaine de balles et, malgré son évacuation dans un état critique vers un centre de santé, il a succombé à ses blessures. Plusieurs passants ont également été dépouillés de téléphones, d’argent et d’autres objets de valeur.

« Un cas de pillage suivi d’assassinat s’est produit sur la route nationale n°23, près de la rivière Moto. Un motard qui transportait une femme et son bébé a été intercepté par des bandits armés. Ces derniers lui ont ordonné de remettre tous ses biens. Un policier qui tentait de porter secours a été atteint par balle et a succombé à ses blessures. Peu après, une autre moto est arrivée sur les lieux ; son conducteur a été criblé d’une dizaine de balles par les assaillants. Malgré l’intervention rapide de la police, la victime, évacuée dans un état critique vers un centre de santé, est décédée peu après. Au cours de cette attaque, plusieurs passants ont été dépouillés de leurs téléphones, de leur argent et d’autres objets de valeur », a expliqué l’activiste de droits humains au sein du CPDH, Faustin Vahamwi.

Il a appelé les autorités à renforcer la protection des populations et à multiplier les dispositifs de sécurité, surtout en cette période de préparation des festivités de fin d’année.

Le territoire de Watsa connaît un regain d’insécurité depuis plusieurs mois, et les autorités continuent d’exhorter la population à signaler toute activité suspecte.

Joël Lembakasi