Fraude électorale à Masimanimba : le Ministère public cite deux candidats qui auraient prêté leurs véhicules à la Ceni

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Machine à voter

Fraude électorale, c'est la seule prévention au cœur de l'audience de lundi dans le procès contre les trois agents de la Ceni, antenne de Masimanimba (Kwilu), en détention depuis plus d'un mois. Le Ministre public a cité deux candidats qui auraient prêté leurs véhicules à la Ceni pour le déploiement du matériel électoral et qui aurait facilité la fraude à charge des agents (prévenus).  L'organe de la loi cite Didier Manzenga et Antoinette Kipulu.

Le premier aurait donné un pick-up qui aurait conduit les kits à Masamuna et le second à Mosango. Ces affirmations sont rejetées par la défense. La partie indique que l'antenne n'avait nullement obtenu des véhicules des candidats. Ces agents ont fait savoir qu'ils avaient contacté un transporteur qui avait donné en location ses deux véhicules. Le premier a été intercepté à Masamuna par la population, et les matériels de la Ceni vandalisés. Le second avait rebroussé chemin après avoir été intercepté dans un village avant d'atteindre la destination. Pour la défense, il n'y a aucun acte de fraude électorale. 

"Lorsqu'on instruisait, le chef d'antenne a démontré que le pick-up n'appartenait pas à Monsieur Manzenga, mais à un transporteur qui s'appelle Nzamba Xavier qu'on avait invité pour amener les véhicules. Il avait amené deux jeeps.... Pour Antoinette Kipulu, eux-mêmes (l'accusation) sont en train de soutenir que les matériels chargés à bord, arrivés dans un village, interceptés par la population, le véhicule a pris le chemin de retour jusqu'au bureau de la Ceni. Donc, on avait récupéré les matériels ", a déclaré Me Olivier Mbangala, un des avocats de la défense qui se pose la question "en quoi ça a servi à la fraude? "

Trois renseignants sont cités et appelés à comparaître à la prochaine audience pour éclairer le tribunal. Il s'agit notamment du transporteur et du superviseur provincial de la Ceni. La prochaine audience est fixée au 19 avril 2024. 

Ces agents de la Ceni sont poursuivis pour trois faits: facilitation de la fraude électorale, abus de confiance et perte de deux dispositifs électroniques de vote. Ils ont été arrêtés à l'issue d'une mission exploratoire diligentée à Masimanimba par la Ceni. 

Jonathan Mesa à Kenge