Dhedhe Mupasa Lukobo, élu à Idiofa (Kwilu) et candidat aux législatives nationales de 2023 dans la même circonscription électorale, a exprimé son soutien à la commission mise en place par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour examiner les différentes irrégularités soulevées par certains acteurs sociopolitiques et missions d'observation électorale.
Lors d'une intervention à ACTUALITE.CD samedi 30 décembre au centre "Bosolo", ce membre de l'Union sacrée pour la nation a souligné que toutes ces infractions signalées doivent être traitées conformément à la loi électorale et que cela relève des juridictions compétentes de sanctionner, en réponse aux préoccupations du public.
" Il s'agit d'abus manifestes, des délits criants qui doivent cesser. La CENI a mis en place une commission à cet effet. Il est essentiel que les personnes impliquées répondent de leurs actes. La CENI n'a pas le pouvoir de juger ou de condamner. Elle doit plutôt orienter ces cas vers les instances judiciaires compétentes, en l'occurrence, le système pénal d'un côté et le règlement établi par la loi électorale de l'autre. Ces infractions sont explicitement définies, telles que les bourrages d'urnes ou les tentatives de fraude, et doivent être sérieusement examinées en temps réel. Nous avons formé les juges électoraux qui ont une connaissance précise des procédures à suivre," a déclaré le député national Dhedhe Mupasa.
En réaction à la proposition d'un groupe de candidats à la présidence de la République d'annuler les élections en raison des irrégularités, ce membre de la famille politique de Félix Tshisekedi s'y oppose et souligne que bien que les irrégularités existent, elles sont minimes et ne devraient pas entraîner l'annulation des élections.
" Il s'agit de cas isolés qui ternissent l'image et la crédibilité du processus électoral chez nous. Ce que je dis n'est pas que 80 %, c'est plutôt 10 % des régions de la République qui ont rencontré ces problèmes. Pour 10 ou 15 incidents, nous ne devons pas annuler tous les scrutins. Je pense que ces incidents font partie des aléas. Reculer d'une ou deux semaines n'aurait pas été possible. Nous devrions nous en tenir à ce qui a été accompli, identifier les méfaits, observer ce qui s'est passé, et en tirer des leçons," a-t-il souligné.
La CENI a publié les résultats provisoires de l'élection présidentielle dimanche 31 décembre. Félix Tshisekedi a été réélu avec 73,34% des voix. L'étape des contentieux devant la Cour constitutionnelle s'est ouverte par la même occasion. Cette dernière devant rendre son verdict d'ici le 10 janvier 2024, suivi de la prestation de serment du nouveau président le 20 janvier 2024.
Clément MUAMBA