Corneille Nangaa au Conseil de sécurité de l'ONU : "Les atteintes répétées aux droits humains et à la liberté de la presse par des arrestations, répondent à une stratégie du régime Tshisekedi à jeter la terreur en perspective de la fraude électorale"

Nangaa
Corneille Nangaa

L'ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et président du parti politique Action pour la Dignité du Congo et de son Peuple (ADCP), Corneille Nangaa, a saisi les membres du Conseil de sécurité pour un "sauvetage immédiat du processus démocratique et sécuritaire en RDC" à travers une lettre ouverte. Selon lui, le nombre d'atteintes répétées aux droits humains "commence très sérieusement à menacer les acquis de la démocratie".

"Les atteintes répétées aux droits humains et à la liberté de la presse par des menaces, interpellations et arrestations inquiètent et menacent la démocratie. Le cas du journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, correspondant de Jeune Afrique et de Papy Okito Tema, éditeur du journal “Echos d’opinion” à Goma, arrêtés tous pour des motifs indéfendables, place les professionnels des médias congolais et étrangers dans une autocensure préjudiciable à la déontologie du métier. Les journalistes sont espionnés, menacés et tabassés pour avoir joué leur rôle. Ces arrestations et brimades répondent en fait à une stratégie du régime Tshisekedi à jeter la terreur et la peur à la presse en perspective de la fraude électorale avenir", dit M. Nangaa.

Et d'ajouter :

"Qu’à l’allure où la RDC est dirigée, elle représente une menace pour la planète. Organiser des élections corrompues renforcerait une dictature qui générera immanquablement une guerre civile catastrophique. N’attendez donc pas d’intervenir lorsqu’il sera trop tard après que les congolais se soient probablement entretués à cause d’un régime irresponsable et irrespectueux de la loi. Il est souhaitable que le Conseil envisage des mesures de sanctions à l’endroit des responsables des derniers massacres de Goma et de quiconque a œuvré dans la désarticulation et le désossement du processus électoral".

En cette période électorale, après l'arrestation du directeur de publication adjoint d'ACTUALITE.CD, correspondant de Jeune Afrique et collaborateur de Reuters, Stanis Bujakera, plusieurs structures qui défendent la liberté de la presse, ont exigé la libération des confrères arrêtés, en dénonçant les actes qui portent atteintes à la liberté de la presse en cette période.

Ivan Kasongo