Agression rwandaise à travers le M23 : des organisations de la société civile et confessions religieuses dans la rue ce 19 novembre

Les chefs de confessions religieuses et responsables des organisations de la société civile
Des chefs de confessions religieuses et responsables des organisations de la société civile

Des organisations des confessions religieuses et organisations de la société civile annoncent une marche pacifique samedi 19 novembre prochain à Kinshasa. L'objectif poursuivi est de dénoncer l'agression rwandaise à travers le M23 et apporter le soutien aux Forces armées qui sont au front en vue d'assurer la défense de l'intégrité territoriale du pays.

D'après les organisateurs,  cette marche aura comme point de chute le siège de la Monusco à Gombe où un mémo sera déposé auprès des responsables des Nations-Unies en RDC.

« Nous annonçons une marche pacifique, une marche de paix pour le soutien de notre gouvernement, le soutien des FARDC par rapport à la guerre nous imposée à l'est, ça sera le 19 novembre 2022 soit le samedi de la semaine prochaine, tous ensemble, les chefs religieux de toutes les confessions religieuses, tous les croyants de notre pays ensemble avec la société civile, c'est une synergie avec les différents membres de la société civile ici représentés et d'autres qui sont d'accords avec nous et en voie de nous rejoindre bien qu'absent ici. Le 19 novembre, nous appelons tous les Congolais à se préparer. Nous allons partir tous du Palais du Peuple, on prendra la voie du 24 novembre jusqu'au Boulevard du 30 juin et nous cheminerons le boulevard jusqu'à arriver à la gare centrale et la direction c'est vers le siège des Nations-Unies c'est-à-dire la Monusco pour aller déposer ce que nous avons comme pensée. Il y a des mémos qui seront préparés pour ce jour-là et nous voulons faire entendre notre voix », a dit, devant la presse ce vendredi 11 novembre, le pasteur Dodo Kamba, président de la plateforme des confessions religieuses.

Autre objectif poursuivi au cours de cette activité, c’est de dénoncer l'attitude de la communauté internationale et de certains pays voisins face à la crise sécuritaire en RDC. Outre cette marche, d'autres actions sont envisagées pour parvenir à la restauration de la paix dans l'est de la RDC.

« Nous allons marcher pour dénoncer l'hypocrisie, l'absence de sincérité des pays voisins et de la communauté internationale. Voilà pourquoi nous appelons toutes les tendances de la société civile dans leurs diversités, toutes les confessions religieuses telles que nous sommes observés aujourd'hui, une synergie s'est mise en place, il ne s'agit pas seulement du samedi 19 novembre, il y a aussi l'après samedi 19, les actions seront prévues tant qu'il n'y aura pas la paix dans notre pays et ce jour-là, ça sera une première démonstration (…) », a ajouté, au nom de la société civile, Jonas Tshombela.

Depuis mai 2022, les affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23 sont signalés dans le territoire de Rutshuru dont une vaste étendue est contrôlée par l'ennemi. La rébellion du M23 a pris, le samedi 29 octobre, le contrôle des communes rurales de Kiwanja et Rutshuru-centre alors qu'elle contrôlait depuis juin des dizaines de localités et la cité douanière de Bunagana à la frontière avec l'Ouganda.

Depuis deux semaines, plus de 180 000 personnes ont fui les affrontements dans le territoire de Rutshuru, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) et se sont amassés près de Goma, notamment dans le site de Kanyaruchinya. Cette semaine, les autorités ont ouvert un nouveau site à Don Bosco Ngangi toujours dans le territoire de Nyiragongo afin d'accueillir de nouveaux déplacés qui continuent d'affluer. Ces déplacés s'ajoutent à plus de 200 000 autres qui avaient fui précédemment les combats entre l'armée et le M23.

Clément MUAMBA