Le gouvernement provincial du Kwilu a décidé de supprimer six barrières sur la Route nationale numéro 1 (RN1) afin d'éviter les tracasseries routières dont est victime la population.
Officiellement, seules six autres barrières ont été maintenues sur un total de 12. Parmi ces six maintenues, une se trouve à l'entrée de Masamuna dans le territoire de Masimanimba à la frontière avec la province du kwango, et l'autre, à la sortie de la ville de Kikwit. C'est ce qu'annonce le ministre provincial de l'intérieur Jean-Claude Bwanganga.
« De l'entrée de la province jusqu'à la sortie vers Tshikapa, nous avions en tout, 12 barrières. Parmi les 12, il y a 2 barrières du Foner. Après un entretien avec le Vice-premier ministre, ministre de l'intérieur et sécurité, on a convenu que sur la RN1, il resterait obligatoirement deux barrières. Donc une barrière à l'entrée de la province à Masamuna et une barrière à la sortie à Lwange. Et pour sécuriser la ville de Kikwit, nous avons maintenu une barrière à l'entrée Kikwit et une autre à la sortie Kikwit. Il faut retenir qu'il y a en plus de ça, deux autres barrières du Foner, donc les postes de Kasaï et celui à environ 40 Km de Kikwit. En tout sur la RN1, il restera six barrières », déclare le ministre provincial de l'intérieur du Kwilu.
Et pour le déploiement rapide des éléments en cas d'accident, un lot de motos a été remis à ce service par le gouvernement provincial.
« Réduire les barrières, c'est une bonne chose. Il faut équiper la police des moyens nécessaires pour pouvoir réduire le délai d'intervention. C'est comme ça qu'au niveau de la province, il a été décidé qu'un lot de motos soit donné à la police. Un échantillon a été donné samedi dans l'espoir que le point de police qui reste sans barrière sur la RN1 sache se déployer très rapidement en cas d'accident », conclut-il.
La question des barrières illégales a été évoquée en Conseil des ministres en début de l'année 2022. Le Vice-premier ministre, ministre de l'intérieur et sécurité a été, il y a trois semaines, en mission d'itinérance dans les provinces du Kwango, Kwilu et Kasaï. La mission était de les identifier et de sensibiliser les autorités provinciales afin de faciliter la circulation des personnes et de leurs biens, avait-il déclaré.
« Le Conseil des ministres m'a fait l'honneur de pouvoir faire une mission d'itinérance pour identifier les points où il est érigé des barrières illégales sur les routes, alors toutes les routes de toutes nos provinces, ces barrières qui sont en train de faire du mal aux pauvres citoyens congolais qui se retrouvent sur des motos, des vélos, des véhicules, des bus, etc. mais qui souffrent parce que partout où ils passent, on leur demande de l'argent. Si un habitant du Kwango quitte sa province pour Kinshasa, et qu'il y a seize barrières légales et illégales, comprenez que c'est de l'argent qu'il doit faire sortir de sa poche. J'ai même été invité à l'Assemblée nationale pour expliquer comment les policiers de roulage, au lieu d'établir des véritables notes de perception, font de leurs poches des poches de réception de l'argent. Au lieu de prendre la route du trésor public, cet argent va dans leurs poches, les Congolais souffrent pour ça », avait indiqué le VPM Daniel Aselo.
Jonathan Mesa à Bandundu