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Est de la RDC : 42 rwandais dont 10 membres des FDLR rapatriées au Rwanda avec l’appui de la MONUSCO

Des réfugiés rwandais rapatriés dans leur pays à partir de Goma

La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO) a indiqué mercredi 28 octobre, avoir facilité le rapatriement volontaire de 42 personnes vers leur pays, en étroite coordination avec les gouvernements congolais et rwandais. Parmi les rapatriés figurent 10 membres des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), 8 membres de groupes armés associés et de 24 personnes à charge, dont 6 femmes, 14 filles et 4 garçons.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des initiatives visant à favoriser la démobilisation des combattants des FDLR et leur réintégration, dans le contexte des efforts de stabilisation de la région des Grands Lacs.

À travers son programme de désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et réinstallation (DDRRR), la MONUSCO poursuit la facilitation des retours volontaires dans la dignité, en coordination avec les autorités concernées et dans le cadre de son appui au Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) en RDC.

Pour rappel, la MONUSCO avait annoncé, le 10 septembre 2026, le transfert vers le Rwanda de 120 membres des FDLR accompagnés de leurs dépendants. Cette opération avait été menée le 8 septembre, soit deux jours avant son annonce.

Ces opérations interviennent dans un contexte régional marqué par la persistance des tensions sécuritaires dans l’Est de la RDC et par les efforts diplomatiques visant à réduire la présence et les activités des groupes armés dans la région des Grands Lacs. Le rapatriement des membres des FDLR constitue l’un des volets des mécanismes de désarmement, de démobilisation et de réintégration destinés à favoriser une sortie pacifique des combattants des groupes armés et à contribuer à la stabilisation de la région.

La question des FDLR demeure également l’un des principaux points de tension dans les relations diplomatiques et sécuritaires entre Kinshasa et Kigali. Elle est notamment prise en compte dans le cadre des accords de Washington signés par les deux États sous les auspices des États-Unis.

Kigali considère les FDLR comme une force « génocidaire » et une menace pour sa sécurité intérieure. La présence de ce groupe armé sur le territoire congolais a régulièrement été invoquée par les autorités rwandaises pour justifier leur présence militaire en RDC, présentée comme une mesure défensive destinée à prévenir les menaces contre le Rwanda.

De son côté, Kinshasa rejette depuis plusieurs années cet argumentaire et considère les menaces liées aux FDLR comme un prétexte utilisé par Kigali pour justifier sa présence militaire sur le territoire congolais. Les autorités congolaises accusent également le Rwanda de soutenir la rébellion du FRN et de contribuer à l’exploitation illégale des ressources naturelles dans l’Est de la RDC.

Josué Mutanava, à Goma


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