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Kinshasa : après une marche sans incidents de la majorité, Jean-Claude Katende attribue la perturbation de celle de l’opposition à des « inciviques proches du pouvoir »

Marche de l'UDPS

Le déroulement sans incident ni perturbation de la marche organisée hier mardi à Kinshasa par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et ses alliées, suscite des interrogations sur l’origine des troubles qui ont émaillé la manifestation pacifique de l’opposition, déroulée une semaine plus tôt. 

Activiste des droits de l’homme, Jean-Claude Katende, s’est autant interrogé sur la quiétude ayant caractérisé la marche de la majorité qui, du reste, n’a enregistré aucun incident ni arrestation, laquelle n’a connu aucun affrontement physique avec les militants des partis de l’opposition.

« Pourquoi à la marche des partis politiques proches du pouvoir organisée hier, il n'y a pas eu de mort ni de personnes arrêtées ? Pourquoi les supposés inciviques de l'opposition ne sont-ils pas allés perturber la marche des partis politiques au pouvoir ? », s’interroge-t-il sur le réseau social X.

Dans la foulée de sa réflexion, Jean-Claude Katende estime, quant à loi, que « les marches de l'opposition ont toujours été perturbées par les inciviques proches au pouvoir et non le contraire », indexant le régime Tshisekedi de mettre la démocratie congolaise en danger ».

Peu avant son questionnement sur l’encadrement de cette activité de la majorité au pouvoir, le président de l’Envol, Delly Sesanga, a dénoncé une « conception inquiétante des libertés publiques », estimant que la différence de traitement entre les deux manifestations pose question.

De son côté, Jean-Marc Kabund, figure de la Coalition Article 64 (C64) pour la défense de l’ordre constitutionnel, a également dénoncé, dans un message sur X, ce qu’il présente comme « la démocratie à géométrie variable où la rue est libre pour les partisans du régime et interdite à l’opposition ».

En très grand nombre sur les rues de Kinshasa, l’UDPS et ses alliés ont réaffirmé leur soutien à Félix Tshisekedi et aux institutions en place, tout en défendant le projet de modification de la Constitution et l’organisation d’un référendum populaire.

La comparaison entre les deux manifestations intervient alors que la C64 avait dénoncé, après son rassemblement du 15 septembre, des restrictions et des incidents ayant marqué sa mobilisation à Kinshasa.

Samyr LUKOMBO


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