Les enseignants de Popokabaka, dans la province du Kwango, ont officiellement déclaré une grève sèche. La décision a été prise mercredi, lors d’une assemblée générale tenue au chef-lieu du territoire, pour évaluer leurs conditions de travail.
Cette mesure intervient alors que les activités scolaires sont paralysées depuis le 1er septembre, date officielle de la rentrée scolaire, en raison du non-paiement des salaires.
Début septembre, les enseignants de Popokabaka cumulaient trois mois d’arriérés de salaires. Quelques jours plus tard, Caritas, chargée de la paie, a procédé au paiement de deux mois, précisant que seul le salaire du mois de juin n’avait pas encore été disponibilisé par le gouvernement central.
L’appel du responsable local de Caritas n’a donc été que partiellement suivi. Les enseignants ont perçu deux mois d’arriérés, mais ont décidé de maintenir leur mouvement et de décréter officiellement une grève sèche.
« Vu que le mois de juin 2026 n’est pas payé, comme le mois de septembre aussi tend vers sa fin, réclamons deux mois d’arriérés. Les enseignants de Popokabaka restent dans des maisons jusqu’à ce que nous ayons nos mois ci-haut. Aucune école ne va ouvrir ses portes jusqu’à nouvel ordre. Et proclamons la grève sèche à Popokabaka », ont-ils déclaré dans leur communiqué final.
À cette revendication salariale s’ajoutent d’autres exigences, notamment la délocalisation de la paie des enseignants de Caritas vers une autre banque, ainsi que la régularité du paiement des salaires.
Jonathan Mesa