À Kisangani, la Cour militaire de la Tshopo-Ueles a ouvert, ce mercredi 9 septembre, des audiences en procédure de flagrance impliquant 8 personnes accusées d'avoir agressé le magistrat civil Ikobia Aaron, chef de parquet près le tribunal de Makiso.
Parmi les prévenus, trois officiers de la police nationale congolaise et cinq membres du personnel civil. Lors de leur identification, ils se sont tous présentés comme agents attachés au commissariat urbain de Kisangani. Ils font partie des éléments déployés régulièrement dans la ville pour démolir les constructions sur les emprises publiques. Une opération décidée par la mairie depuis début septembre en cours.
Le Ministère public, Colonel Isokelo a présenté à la Cour des griefs ci-après : coups et blessures volontaires simples, outrage au magistrat, destruction méchante, incitation des policiers à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline.
Ikobia Aaron, la victime, s'est constitué partie civile avec Madame Isandja Rosette. Il faut noter que parmi les accusés figurent deux femmes. La défense a soulevé des exceptions qui ont poussé la Cour a renvoyé l'affaire à ce jeudi matin.
Gaston MUKENDI à Kisangani