Les organisations des jeunes des provinces du Nord et Sud-Kivu ont conjointement validé l'agenda des Jeunes pour la paix.
Dans un atelier de validation nationale tenu dans le cadre du projet Kizazi Cha Amani financé par l’Union Européenne , exécuté par Pole Institute et Alert International, le Forum inter-réseaux des jeunes pour la paix à Bukavu a exposé le contenu de cet agenda.
" Nous avons élaboré un agenda de paix qui retrace les priorités des jeunes et aujourd'hui, après la présentation Recherche - Action- Participative RAP nous avons présenté l'agenda des jeunes pour la paix qui retrace les priorités des jeunes issus", a dit Anny Binja coordonnatrice du forum inter région mis en place par le projet Kizazi Cha Amani.
Cet agenda mis en place par les jeunes issus de Bukavu, Goma et Nyiragongo a cinq axes prioritaires notamment la cohésion sociale, prévention des conflits et lutte contre la violence, la bonne gouvernance et participation active des jeunes, l’inclusion sociale des jeunes, les nouvelles technologies et numérique et le plaidoyer stratégique auprès des autorités et institutions.
Pour la matérialisation de cet agenda, les jeunes se sont engagés à vérifier toute information avant de la partager et bannir tout discours haineux de nos échanges, promouvoir la participation active des jeunes femmes, des personnes vivant avec handicap et des groupes marginalisés dans toutes nos activités, animer les clubs de paix et les espaces communautaires avec intégrité, transparence et dévouement et aussi transformer notre énergie collective en projets innovants et porteurs d'espoir pour la RDC et la sous-région des Grands Lacs.
Dans cet agenda, plusieurs recommandations ont été formulées notamment aux jeunes de refuser la haine et la manipulation politique, de faire des téléphones et des réseaux sociaux des armes de paix et non de division.
Quant aux autorités locales et nationales, d'écouter et intégrer les jeunes dans les décisions qui n'est pas faveur, mais c'est la seule façon de prévenir les conflits. d'investir dans l'autonomie de la jeunesse et de sécuriser le pays.
Ces derniers ont également sollicité aux leaders communautaires et religieux d'être des ponts d'unité et non des relais de stéréotypes ou de discrimination.
Les jeunes du Nord et Sud-Kivu appellent les autorités régionales et tansfrontalières à faciliter la mobilité des jeunes et des marchandises dans les Grands Lacs car leurs défis sont communs, et les solutions doivent l'être aussi.
Justin Mwamba