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Identification des Mbororo: 13 852 migrants identifiés dans trois provinces de la RDC (rapport à mi-parcours)

Photo d'illustration

L’on en sait un peu plus sur le processus d’identification des éleveurs transhumants Mbororo lancé dans le nord-est de la République démocratique du Congo. À ce jour, 13 852 migrants Mbororo ont été identifiés dans les provinces du Bas-Uélé, du Haut-Uélé et du Nord-Ubangi, selon une note d’information du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, présentée lors de la 98e réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 11 septembre 2026 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.

D’après cette note, les équipes de la Commission interministérielle chargée de l’identification des éleveurs transhumants Mbororo ont été déployées dans les trois provinces depuis le 12 août 2026. Cette opération intervient après plusieurs réunions préparatoires avec les coordinations provinciales, territoriales et locales.

À l’issue de ces préparatifs, les équipes d’identificateurs ont été déployées sur le terrain afin de mener les opérations auprès des populations concernées. Les premiers rapports font état de 13 852 personnes identifiées dans les trois provinces ciblées.

« Depuis le 12 août 2026, les équipes de la Commission interministérielle chargée de l’identification des éleveurs transhumants Mbororo ont été déployées dans les trois provinces, à savoir le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et le Nord-Ubangi. Après les réunions préparatoires avec les coordinations provinciales, territoriales et locales, les équipes des identificateurs ont été lancées sur le terrain. Les rapports à mi-parcours indiquent le chiffre de 13 852 migrants Mbororo identifiés dans ces trois provinces », rapporte la note d’information du VPM de l’Intérieur reprise dans le compte rendu lu par le porte-parole du gouvernement

Cette première phase de l’opération a toutefois permis de mettre en évidence plusieurs difficultés sur le terrain. Le gouvernement entend procéder à une évaluation dans les prochains jours afin d’identifier plus précisément les contraintes rencontrées et d’adapter les interventions en fonction des réalités propres à chacune des provinces concernées.

« Cette première étape a mis en évidence quelques défis. L’évaluation prévue dans les prochains jours permettra de mieux cerner ces difficultés et d’adapter les interventions aux enjeux propres à chaque province », souligne Jacquemain Shabani dans sa note.

Le ministre de l’Intérieur insiste également sur la nécessité d’une implication accrue des autorités provinciales dans ce processus. Pour le gouvernement, l’identification des éleveurs transhumants ne devrait pas se limiter à une opération ponctuelle, mais être progressivement intégrée dans les mécanismes de gestion administrative des entités concernées.

« Il est également essentiel que les provinces s’approprient ce travail et l’intègrent durablement dans la gestion de leurs entités », a souligné le VPM de l’Intérieur.

Cette opération d’identification intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités congolaises de mieux maîtriser les mouvements des éleveurs transhumants et de disposer de données fiables sur leur présence dans les différentes zones concernées. Les résultats de l’évaluation annoncée devraient permettre au gouvernement d’ajuster la suite du processus et de renforcer la coordination entre les autorités nationales, provinciales, territoriales et locales.

La question des éleveurs Mbororo demeure sensible dans plusieurs territoires du nord de la République démocratique du Congo, où les déplacements des populations pastorales peuvent être à l’origine de tensions avec les communautés locales. Les Mbororo sont des éleveurs nomades dont les déplacements les conduisent à travers plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’Ouest, notamment le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Soudan du Sud et la République centrafricaine.

Depuis plusieurs années, des éleveurs venus notamment du Soudan du Sud pénètrent également en RDC, principalement par les provinces du Bas-Uélé et du Haut-Uélé, à la recherche de pâturages et de terres fertiles. Leur présence suscite régulièrement des tensions avec certaines communautés locales. Des accusations d’agressions contre les populations autochtones et de possession d’armes sont notamment rapportées par des acteurs locaux, alimentant les préoccupations des autorités et des populations concernées

Clément MUAMBA


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