La situation sécuritaire demeure volatile dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, où des nouveaux combats sont signalés ce dimanche 13 septembre 2026 dans le secteur d’Osso Banyungu.
Après les affrontements rapportés à Kafunsi, à proximité de Kashebere, dans le territoire voisin de Walikale, les FARDC, appuyées par les Wazalendo, ont lancé une offensive contre une position de l’AFC/M23 à Kasopo, l’une des zones considérées comme stratégiques dans cette partie de Masisi.
Selon plusieurs sources locales, les combats ont débuté vers 14 heures, heure locale. Des tirs d’armes lourdes et légères sont entendus dans la zone, alors que les deux camps s’affrontent autour des positions contrôlées par les rebelles.
Kasopo constitue depuis plusieurs mois un point important sur cette ligne de front. La localité a déjà été le théâtre de plusieurs affrontements entre l’AFC/M23 et les Wazalendo. En septembre 2025, des combats avaient notamment provoqué le déplacement de nombreux habitants de Kasopo.
Sa position revêt également une importance particulière en raison de sa proximité avec plusieurs axes reliant le secteur d’Osso Banyungu à différentes zones de Masisi et de Walikale. Les combats autour de Kibanda, situé à environ deux kilomètres de Kasopo, avaient notamment repris avec intensité en février 2026.
Cette nouvelle offensive intervient dans un contexte de forte instabilité du front dans le sud-ouest de Masisi. Ces derniers jours, plusieurs localités de Nyamaboko 1er, notamment Kazinga, Humura, Rutoboko et Kibahemula, ont été au cœur d’offensives et de contre-offensives, avec des changements successifs de contrôle.
La reprise des combats à Kasopo vient ainsi renforcer la pression militaire sur cette partie du territoire de Masisi, alors que plusieurs villages de la région se sont déjà vidés de leurs habitants à la suite des affrontements récents. La Société civile a fait état d’au moins 16 villages affectés par les déplacements dans plusieurs zones de ce territoire.
Pour l’heure, aucun bilan fiable des affrontements de Kasopo n’est disponible, et il reste difficile de déterminer l’évolution du contrôle de la position. La situation demeure tendue et évolutive dans cette partie du Nord-Kivu.