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Affaire Vally Amisi : Mukena Mwepu Benie affirme avoir agi « sur instruction »

Photo d'illustration

Le ministre congolais de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé dimanche l'interpellation à Brazzaville de Mukena Mwepu Benie, recherché dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de l'entrepreneur sportif Vally Amisi, tandis qu'une vidéo présentée comme celle de son interrogatoire a circulé sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué, le ministère de la Justice indique que les autorités de la République du Congo ont procédé à l'interpellation de M. Mukena Mwepu Benie, recherché par la justice congolaise dans le cadre de l'information judiciaire ouverte après le décès de Vally Amisi, survenu à Kinshasa le 9 avril.

Le ministre Guillaume Ngefa attribue cette arrestation à la coopération judiciaire entre les deux pays. Selon le communiqué, les formalités judiciaires et administratives en vue du transfèrement du suspect vers Kinshasa sont en cours, dans le respect des lois, des accords de coopération judiciaire et des droits de la défense.

Le ministère précise que les investigations ont permis de recueillir des éléments orientant les recherches vers la personne interpellée. Il ajoute que les faits, « initialement présentés comme un enlèvement », font l'objet d'une information judiciaire et sont susceptibles de recevoir « diverses qualifications juridiques », qu'il appartiendra aux juridictions compétentes de déterminer.

Le communiqué rappelle également que Mukena Mwepu Benie bénéficie de la présomption d'innocence et que seule une décision définitive de justice est susceptible d'établir une éventuelle responsabilité pénale.

Parallèlement, une vidéo présentée comme celle de l'interrogatoire du suspect a largement circulé sur les réseaux sociaux. Vêtu de noir et interrogé dans une pièce, l'homme y déclare avoir reçu une arme « dont il ne connaît pas la marque », affirmant : « On m'avait juste donné ça. » Interrogé sur l'identité de la personne qui lui aurait remis l'arme, il répond : « Je ne peux pas parler parce que ces gens-là... Ma famille est à Kinshasa. »

Dans cette même séquence, il affirme que son rôle était « de l'amener à l'appartement », ajoutant que « des gens étaient déjà là ». Il déclare ensuite : « Je l'ai tué. Il n'était pas enterré. Les gens sont venus et ont pris le corps », avant de répondre par l'affirmative lorsqu'il lui est demandé s'il avait agi « sur instruction ».

L'affaire avait suscité une vive émotion en République démocratique du Congo après la découverte, le 10 avril, du corps sans vie de Vally Amisi dans la commune de la Gombe, à Kinshasa. Vice-président du club Nouvelle Vie Bomoko FC et entrepreneur installé en Afrique du Sud, il était en déplacement dans la capitale congolaise au moment des faits.

Dans les jours ayant suivi le meurtre, les autorités avaient écarté la piste initialement évoquée d'un enlèvement par une bande armée et lancé un avis de recherche contre un proche de la victime. Selon les enquêteurs, ce dernier apparaissait sur des images de vidéosurveillance aux côtés de Vally Amisi peu avant sa mort. Plusieurs arrestations avaient déjà été effectuées dans le cadre de l'enquête, selon les autorités.