La localité de Batakirwa, située dans le groupement Bafuna, en territoire de Walikale au Nord-Kivu, s'est de nouveau vidée de ses habitants depuis ce lundi 13 juillet. Cette nouvelle vague de déplacement est provoquée par les craintes d'une reprise des affrontements entre deux factions rivales du groupe armé Uhuru RDC.
Selon des sources administratives locales, cette situation fait suite au redéploiement, depuis le dimanche 12 juillet, des combattants de la faction dirigée par Kashira Désiré Mashite dans les villages de Kilambo et Buringa. Entre-temps, la faction conduite par Shimiray Mushunganya Zidane est également en position à Iseya, situé à environ deux heures de marche de Kilambo. Cette proximité ravive les inquiétudes d'un nouvel affrontement armé.
Face à cette menace, de nombreux habitants ont préféré quitter précipitamment leurs villages. Certains se sont réfugiés dans la forêt pour échapper à d'éventuels combats, tandis que d'autres ont pris la direction de Walikale-centre, où ils espèrent trouver davantage de sécurité.
Le secrétaire administratif du groupement Bafuna, Clément Tahiro, confirme cette psychose qui règne au sein de la population. Il appelle les autorités à intervenir sans délai.
" La population a de nouveau abandonné la localité Batakirwa par crainte de nouveaux affrontements entre les deux factions d'Uhuru RDC. Nous demandons le déploiement urgent des FARDC afin de rétablir l'ordre, sécuriser la population civile et empêcher une nouvelle escalade de la violence ", plaide Clément Tahiro.
Cette nouvelle crise survient seulement quelques jours après le retour progressif des habitants dans leurs villages. La semaine dernière, les populations de la localité Batakirwa avaient regagné leurs habitations après avoir passé plus de deux semaines en déplacement à la suite des violents affrontements ayant opposé les factions de Kashira Désiré Mashite et de Shimiray Mushunganya Zidane.
Le nouvel exode témoigne de la fragilité de la situation sécuritaire dans cette partie du territoire de Walikale, où l'absence de forces régulières continue d'alimenter l'insécurité et les déplacements répétés des populations civiles. Les autorités coutumières locales espèrent qu'un déploiement rapide des FARDC permettra de prévenir une nouvelle confrontation et de rassurer les habitants.