Prenant soin de dissocier ses convictions personnelles de ses fonctions de régulateur, Christian Bosembe a, lors du Space animé par Stanis Bujakera Tshiamala et Patient Ligodi assumé publiquement son soutien à l'adoption d'une nouvelle loi fondamentale. Le président du CSAC a rappelé qu'il militait déjà pour une quatrième République depuis 2017, du temps où il exerçait encore le métier de journaliste, plaidant pour un régime présidentiel encadré sur le modèle américain, qu'il juge mieux adapté au contexte congolais que l'actuel système semi-présidentiel.
Sur la controverse du troisième mandat, Bosembe a maintenu sa ligne : changer de constitution signifie repartir de zéro, ouvrant ainsi la compétition électorale à l'ensemble des candidats, Félix Tshisekedi compris. « On ne parle pas de troisième mandat, on parle de nouveaux mandats », a-t-il répété, balayant une formulation qu'il qualifie d'inexacte.
Rattrapé par ses propres déclarations passées contre le maintien de Joseph Kabila au-delà de ses mandats constitutionnels, Bosembe a revendiqué une distinction de contexte, arguant que la guerre qui sévit dans l'est du pays rend toute échéance électorale prématurée. Ses interlocuteurs lui ont opposé le précédent de 2023, où des élections avaient été organisées malgré l'occupation de plusieurs territoires par le M23, un argument qu'il a écarté, estimant que la situation actuelle est « totalement différente ».