RDC : Sauvons la RDC se réjouit de la création de C64 qui rejoint sa position et l'appelle à aller plus loin

Joseph Kabila à Goma
Joseph Kabila à Goma

Le mouvement Sauvons la RDC de Joseph Kabila a salué la création à Kinshasa de la coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel, qui regroupe Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Delly Sessanga et tous les autres opposants restés au pays. 

La plateforme politique et sociale évoluant en exil, s’est réjouie que des partis membres de la coalition C64 aient rejoint la position qu’elle dit défendre depuis sa création à Nairobi, à savoir : l’exigence de l’application de l’article 64 de la constitution face à la gouvernance du régime Tshisekedi. 

« Le Mouvement Sauvons la RDC se réjouit de voir les partis politiques de l’opposition ainsi que les organisations et forces sociales réunis au sein de cette plateforme rejoindre enfin la position qu’il défend depuis près d’une année, à savoir que, face à la gouvernance du régime en place, l’application de l’article 64 de la Constitution est devenue une exigence existentielle pour la Nation, l’ultime voie de salut pour la République », rappelle le mouvement. 

Mais Sauvons la RDC souhaite que la nouvelle coalition de l’opposition aille plus loin dans son combat. Au-delà de défendre l’ordre constitutionnel, la plateforme de l’ex président pousse les opposants au pays à barrer la route «aux velléités du pouvoir visant à modifier la Constitution, prolonger le mandat actuel au-delà de 2028 et ouvrir la voie à un troisième mandat consécutif de Félix Tshisekedi, constitue assurément un combat noble et légitime».

« Mais cela demeure insuffisant pour sauver la RDC du cancer de la tyrannie, de l'arbitraire et de la mauvaise gouvernance, dont ces projets ne sont, en réalité, que les manifestations les plus visibles. Le mal est profond. Il ne saurait être combattu par des demi-mesures », ajoute Sauvons la RDC.

Devant leurs militants venus de partout au centre culturel Boboto, mardi dernier, les opposants ont lancé un compte à rebours de 852 jours restant avant l’organisation de l’élection présidentielle. Ils ont également mis en garde contre la proposition de loi référendaire sous examen à l’Assemblée nationale qui, selon eux, tend à faire sauter les verrous constitutionnels. Ils la considèrent comme «une déclaration de guerre».

Samyr LUKOMBO