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Dialogue en RDC : la société civile du Nord-Kivu exige le rétablissement de l'autorité de l'État avant tout référendum

Ambongo et les leaders de C64

Réunie ce mardi 21 juillet à Mangina, dans le territoire de Beni, la coordination provinciale de la Société civile Forces vives du Nord-Kivu s'est prononcée sur les enjeux politiques actuels en République démocratique du Congo. Dans une déclaration rendue publique à l'issue de ses travaux, elle dit soutenir la tenue d'un dialogue national, tout en estimant que toute initiative relative à un référendum devrait être précédée par le rétablissement de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national.

La coordination provinciale affirme encourager l'organisation d'un dialogue national dans le respect des lois de la République. En ce qui concerne la proposition de référendum, elle estime que celui-ci ne devrait être envisagé qu'après la restauration de l'autorité de l'État sur toute l'étendue du territoire congolais.

Cette prise de position intervient alors que le débat sur un éventuel dialogue national continue d'animer la scène politique congolaise. Corneille Nangaa a récemment rejeté toute perspective de dialogue avec le pouvoir de Kinshasa, estimant que la crise congolaise ne pouvait être résolue par de nouveaux compromis politiques.

Dans une vidéo diffusée par ses équipes, le coordonnateur de l'AFC/M23 a qualifié le pouvoir congolais de « manipulateur menteur qui ne respecte jamais ses engagements ». Il a ainsi écarté l'option d'un dialogue avec les autorités, au moment où Kinshasa tente de mettre en place un nouveau cadre de discussions nationales avec l'appui des confessions religieuses.

Outre ces questions politiques, la Société civile Forces vives du Nord-Kivu a formulé plusieurs recommandations portant notamment sur la situation sécuritaire et sanitaire de la province, marquée par les attaques des groupes armés et la poursuite de l'épidémie de la maladie à virus Ebola.

Josué Mutanava, à Goma