You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Catégorie

Dialogue national : la France voit dans cette initiative un levier pour restaurer la concorde nationale dans le respect de la souveraineté de la RDC

Illustration

Même si la date officielle n'est pas encore connue, l'annonce de la tenue prochaine d'un dialogue national, faite à la suite de la rencontre entre le chef de l'État, Félix Tshisekedi, et les responsables des principales confessions religieuses de la République démocratique du Congo, continue d'être saluée et de susciter l'adhésion tant au niveau national qu'international. Après la Belgique, c'est au tour de la France de saluer cette initiative visant à renforcer la cohésion nationale dans un contexte marqué par la guerre d'agression et d'autres crises sociopolitiques.

Pour le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, dirigé par Jean-Noël Barrot, la tenue de ces assises contribuera à restaurer la concorde nationale dans le respect de la souveraineté de la RDC. Dans un communiqué publié ce lundi 27 juillet 2026, le ministère estime que cette initiative, menée « en concertation avec les représentants des principales communautés religieuses » constitue un signal encourageant.

« La France salue l’annonce par le président Tshisekedi de l’organisation d’un dialogue national inclusif. La tenue effective de ce dialogue contribuera à restaurer la concorde nationale, dans le plein respect de la souveraineté de la RDC », souligne le ministère.

Paris considère également que cette démarche s'inscrit dans la recherche d'une solution politique durable aux crises qui affectent la région des Grands Lacs. La diplomatie française rappelle par ailleurs que l'objectif affiché par les autorités congolaises, consistant à renforcer « la cohésion nationale et l’unité du pays, dans le respect des institutions et de la Constitution », vient compléter les efforts de médiation déjà engagés sous l'égide des États-Unis, du Qatar et de l'Union africaine.

« Ce développement confirme la volonté des autorités congolaises d’œuvrer à une solution politique et à une paix durable dans les Grands Lacs. L’objectif annoncé de renforcement de la cohésion nationale et de l’unité du pays, dans le respect des institutions et de la Constitution, vient en effet compléter les efforts de médiation en cours sous l’égide des États-Unis, du Qatar et de l’Union africaine, que la France soutient et facilite », souligne le Quai d'Orsay.

Cette évolution, marquée par l'engagement ferme de Félix Tshisekedi en faveur de la convocation d'un dialogue national, intervient dans un contexte sociopolitique marqué par la recherche d’un consensus face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC, où Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir la rébellion de l’AFC/M23. Elle survient également dans un climat de fortes divergences autour du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle. L’opposition accuse la majorité au pouvoir de vouloir changer la Constitution afin de permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà de la limite de deux mandats prévue par la loi fondamentale. De son côté, le pouvoir rejette ces accusations.

Cette nouvelle séquence politique intervient également alors que les initiatives diplomatiques en cours peinent à produire des résultats tangibles. Les accords de Washington, conclus sous l’égide des États-Unis d’Amérique pour tenter de rapprocher Kinshasa et Kigali, ainsi que le processus de Doha, conduit sous la médiation du Qatar entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, n’ont pas encore permis d’améliorer significativement la situation sur le terrain. Malgré les nombreuses réunions et les efforts des médiateurs, les combats et les tensions persistent, tandis que les différentes parties continuent de s’accuser mutuellement de violer les engagements pris dans le cadre des processus de paix.

Clément MUAMBA