Ituri : des dizaines de congolais et des réfugiés sud-soudanais toujours en otage après une récente attaque armée dans deux villages à Aru

Photo d'illustration
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Plus de quarante personnes, parmi lesquelles des Congolais et des réfugiés sud-soudanais, restent introuvables plusieurs jours après une incursion armée dans les villages frontaliers d’Arile et d’Ulendere, dans le territoire d’Aru, en Ituri. Ces personnes ont été prises en otage le lundi 11 mai par des hommes armés identifiés comme des rebelles venus du Soudan du Sud, d’après les informations d’ACTUALITE.CD.

Les deux villages attaqués sont situés à environ 350 kilomètres au nord de Bunia, dans une zone déjà fragilisée par les mouvements de groupes armés et les tensions transfrontalières.

Depuis cette attaque, la peur gagne progressivement les habitants des localités voisines où plusieurs familles disent vivre sans nouvelles de leurs proches disparus. Dans certains villages, des habitants commencent à limiter leurs déplacements vers les champs et les axes isolés, craignant de nouvelles incursions armées dans cette partie du territoire d’Aru.

Malgré la gravité de la situation, aucune communication officielle des autorités de l’état de siège n’est faite jusqu’à ce mardi alimentant davantage les inquiétudes au sein de la population locale.

« On n’a pas de précision sur le nombre exact des personnes enlevées par ces hommes armés. Ce qui est vrai, il y a eu plusieurs incursions dans des villages frontaliers avec le Soudan du Sud », explique un acteur humanitaire à Aru.

Cette nouvelle crise sécuritaire ravive les craintes des populations d’Aru qui déplorent depuis plusieurs mois la vulnérabilité persistante des villages situés le long de la frontière avec le Soudan du Sud.

Dans plusieurs milieux sociaux et humanitaires, des voix s’élèvent désormais pour réclamer une réaction urgente des autorités afin de retrouver les personnes disparues et prévenir de nouvelles attaques dans cette région frontalière.

Pendant ce temps, les familles des victimes continuent d’attendre les nouvelles de leurs proches dans un climat d’angoisse grandissante.

Freddy Upar, à Bunia