Kinshasa-Selembao : au quartier Kalunga, 3 ans de pénurie d’eau plongent les habitants dans une crise quotidienne

forage à Selembao
Des forages d'eau à la rescousse des habitants de Selembao

Depuis près de trois ans, les habitants du quartier Kalunga, dans la commune de Selembao, à Kinshasa, font face à une pénurie persistante d’eau potable fournie par la REGIDESO. Contraints de s’approvisionner ailleurs, ils parcourent de longues distances à la recherche de forages, s’adaptant tant bien que mal à cette situation difficile.

Chaque jour, femmes, hommes et enfants marchent sur plusieurs kilomètres pour accéder à un point d’eau. Les rares forages disponibles sont souvent pris d’assaut, obligeant les usagers à faire de longues files d’attente. Une réalité préoccupante qui perturbe fortement les activités quotidiennes des habitants, accaparant une grande partie de leur temps.

Face à cette crise, les résidents lancent un appel pressant aux autorités afin d’obtenir une amélioration de leur situation.

« Avant la construction de la route Elengesa, nous avions des robinets et des canalisations qui nous fournissaient de l’eau potable à domicile. Mais pendant les travaux, les tuyaux ont été coupés, ce qui a entraîné la perte d’approvisionnement en eau dans cette zone », explique Prince Kabongo, habitant du quartier.

Les femmes, particulièrement affectées, expriment leur épuisement face aux efforts quotidiens nécessaires pour se procurer de l’eau.

« Chaque jour, nous parcourons de longues distances avec des bidons lourds sur la tête ou à la main. Nos corps sont fatigués, mais nous n’avons pas le choix. Il arrive même que nous rentrions sans eau, faute d’électricité pour alimenter les forages. Nous dépendons soit des forages, soit de l’eau de pluie. Nous avons vraiment besoin d’une amélioration et de retrouver l’usage de nos robinets comme auparavant », témoigne Reby Ngalula, mère de famille.

Les habitants du quartier Kalunga, dans la commune de Selembao, appellent ainsi les autorités et la REGIDESO à prendre des mesures urgentes pour rétablir l’accès à l’eau potable.

Charmante Nzuzi, stagiaire UCC