Trois personnes civiles ont été tuées et une autre grièvement blessée lors d’une fusillade survenue lundi soir dans le quartier Bankoko à Bunia. L’auteur présumé, soupçonné d’appartenir aux FARDC, aurait agi sur fond de conflit privé, ravivant les inquiétudes liées aux multiples abus impliquant des hommes armés dans la ville.
D’après des sources locales, le meurtrier a ouvert le feu sur sa compagne, qu’il accusait d’infidélité. Les tirs ont également atteint d’autres civils à proximité de la scène, transformant un différend privé en drame public.
« Le militaire FARDC a tiré à bout portant sur trois personnes qui sont toutes mortes dont un enfant d’une dizaine d’années et son épouse aussi tuée sur place. Une autre personne est grièvement blessée et est admise dans une structure sanitaire pour des soins d’urgence », indique un voisin du lieu du drame.
Au-delà des circonstances du drame, cet incident soulève à nouveau la question sensible de l’usage de port d'armes par des hommes en uniforme dans un cadre non officiel. Dans une ville déjà fragilisée par un climat sécuritaire tendu, ce type d’acte alimente les inquiétudes des populations. Aucune communication officielle n’a été faite par les autorités urbaines ou militaires sur cet incident.
Freddy Upar, à Bunia