Une centaine des jeunes leaders dont des étudiants , des membres des comités locaux des jeunes et autres, venus de Goma et de Bukavu ont participé, du 14 au 15 mars courant, à Bukavu (Sud-Kivu) à un atelier visant à repositionner la jeunesse comme un acteur clé de la paix et du développement dans la région. Organisées par le festival social du Kivu, sous le thème : « Jeunesse du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, catalyseur de la paix, de la résilience et de la gouvernance participative » ces assises se sont beau plus penché sur les différents processus de paix enclenchés en vue du retour de la paix dans l’Est de la RDC.
A l’issue de deux jours d’intenses travaux, les participants ont recommandé aux autorités gouvernementales de la RDC ainsi qu’aux représentants du mouvement M23 présents dans la région, « de privilégier un dialogue sincère et inclusif afin de mettre fin aux décennies de crise qui affectent notre région » lit-on dans la déclaration rendue publique à la fin des assises.
Il a également été recommandé aux autorités de Kinshasa et aux responsables du M23 « de lutter contre toute forme de stigmatisation des communautés et de promouvoir l’acceptation mutuelle et la cohésion sociale » ainsi que « d’impliquer activement les jeunes du Kivu et de toute la RDC dans les processus de paix et de prise de décision ».
Aux organisations régionales , africaines et internationales, il a été demandé « d’accompagner de manière responsable et impartiale les efforts de paix en RDC, pour des résultats durables et efficaces ».
Tout en exprimant toute leur gratitude au festival social du Kivu pour cette opportunité et l’encourager à poursuivre ses actions en faveur de la jeunesse du Kivu et de toute la RDC, les participants à ces assises ont recommandé à leurs pairs « de ne pas céder aux discours de division, de tribalisme ou de manipulation et de demeurer des acteurs du changement, porteurs d’espoir, de résilience et de reconstruction ».
Le jeunes se sont, tout de même, engagés à œuvrer activement pour la paix et la stabilité dans la région, en menant des actions qui promeuvent le vivre ensemble et la cohabitation pacifique.
Les jeunes se sont également engagés à participer activement à la gestion de la République, dans le respect de nos identités culturelles et dans l’acceptation de l’autre dans sa diversité, convaincus que nul ne choisit son origine.
Le directeur général du Festival Social du Kivu , Blaise Rugusha, dans un contexte souvent dominé par les discours sur la guerre et les crises, tenu à interpeller les jeunes sur la perception du Kivu à l’échelle internationale, rappelant que la région ne se résume pas à ses défis.
« Le Kivu, c’est aussi une jeunesse brillante, créative et courageuse » a-t-il affirmé, mettant en lumière une génération déterminée à transformer son destin malgré les difficultés persistantes.
Selon lui, cette énergie positive est à la base même de la création du Festival Social du Kivu, conçu comme une plateforme d’échange, d’apprentissage et de construction de solutions.
Après une longue période de tensions persistantes entre les deux États, marquée par des accusations mutuelles de non-respect des engagements communs, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont convenu de « mesures concrètes » pour accélérer la mise en œuvre de l’accord de paix de Washington. C’est l’essentiel issu d’une réunion tenue les 17 et 18 mars dans la capitale américaine, selon une déclaration conjointe publiée mercredi par les deux pays et les États-Unis, médiateurs dans cette crise.
À la suite de cette rencontre, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) salue les résultats de la réunion tenue à Washington, D.C., les 17 et 18 mars 2026, entre la RDC et la République du Rwanda. La CIRGL se félicite de l’engagement des deux pays à désamorcer les tensions par des mesures convenues mutuellement, respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun.
D’après le communiqué de cette organisation, actuellement présidée par la RDC et rendu public ce vendredi 20 mars 2026, ces engagements représentent une étape importante vers la réduction des tensions et le renforcement de la confiance entre les deux États membres de la CIRGL.
Jonathan Kombi