Delly Sesanga a tenu une conférence de presse, ce samedi 21 mars, à Kinshasa au cours de laquelle, il a fermement dénoncé toute initiative visant à changer la Constitution pour permettre un troisième mandat au président Félix Tshisekedi.
Sous un ton particulièrement ferme, Sesanga a mis en garde contre ce qu’il considère comme une rupture grave de l’ordre républicain.
« Ceux qui veulent changer de constitution sortent de notre pacte républicain et prennent le maquis contre la République. Ils doivent être traités et combattus comme tel par tout moyen ! », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation citoyenne face à toute tentative de dérive institutionnelle.
L’opposant a insisté sur le rôle historique du peuple congolais dans la défense des libertés fondamentales.
« Le peuple congolais a déjà combattu pour sa liberté. Il a déjà résisté. Il a déjà refusé l’arbitraire. Et il saura, encore une fois, se lever pour défendre la République », a-t-il affirmé.
Dans son intervention, Delly Sesanga a également rappelé le caractère intangible de la Constitution, qu’il considère comme le socle de l’État de droit.
« Soyons clairs, aucun pouvoir n’est au-dessus de la Constitution. Aucun dirigeant n’a un droit divin sur ce pays. Changer la Constitution, transformer les mandats en mission illimitée et s’affranchir de toutes les exigences d’un État de droit ne fait pas partie de la République. Installer un pouvoir personnel c’est une remise en cause du pacte républicain », a-t-il martelé.
Allant plus loin, il a qualifié toute tentative de changement constitutionnel dans ce sens de « haute trahison », évoquant une ligne à ne pas franchir.
« Ce fait n’a pas une autre qualification. C’est de la haute trahison ! C’est une ligne rouge », a-t-il insisté.
Enfin, l’opposant a établi un parallèle avec les périodes autoritaires de l’histoire politique du pays, dénonçant « un acte de violence » institutionnelle.
« C’est un acte de violence, qui confisque le pouvoir, sur le modèle de la dictature que les Congolais ont connue, combattue et vaincue sous la Deuxième République », a-t-il conclu.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique marqué par des spéculations croissantes autour d’un éventuel changement de la constitution en République démocratique du Congo, une hypothèse qui suscite déjà de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile.