Trois jours après la reprise du village de Kazinga par les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les wazalendo, la population civile reste toujours déplacée en brousse dans le secteur d’Osso Banyungu (territoire de Masisi) au Nord-Kivu.
Selon plusieurs sources locales, la majorité des habitants qui avaient fui les affrontements n’osent toujours pas regagner le bercail malgré l’accalmie observée dans le village. La peur d’une reprise des combats reste vive, alors que la menace sécuritaire persiste dans certaines zones du secteur d’Osso Banyungu où seraient encore signalés des éléments rebelles de l’AFC/M23.
Cette situation maintient des centaines de familles dans des conditions de vie précaires. Retranchés dans la brousse pour se protéger des violences, les déplacés vivent sans abris adéquats et sont exposés aux intempéries, en pleine saison des pluies.
Des acteurs locaux alertent sur une crise humanitaire qui s’aggrave de jour en jour. Les déplacés manquent de nourriture, d’eau potable et n’ont pratiquement pas accès aux soins de santé. Plusieurs familles passent la nuit à la belle étoile, ce qui accentue les risques de maladies et d’autres vulnérabilités.
Les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées figurent parmi les catégories les plus touchées par ces conditions de vie difficiles.
Face à cette situation, des leaders communautaires et des acteurs de la société civile appellent à un rétablissement rapide et durable de la sécurité dans le secteur d’Osso Banyungu. Ils estiment qu’une stabilisation de la zone permettrait non seulement le retour sécurisé des habitants à Kazinga, mais aussi l’intervention efficace des organisations humanitaires pour venir en aide aux populations affectées.
Dans l’attente d’une amélioration de la situation sécuritaire, la population déplacée continue de survivre dans la brousse, dans une incertitude quant à son retour et à son avenir.