Un nouvel éboulement de terre s’est produit ce samedi 7 mars dans la cité minière de Rubaya, au site d’exploitation artisanale de Gakombe, en territoire de Masisi au Nord-Kivu, selon des informations recueillies par ACTUALITE.CD
D’après plusieurs témoignages dans cette zone minière, l’incident survenu dans la matinée aurait enseveli de nombreux creuseurs artisanaux qui travaillaient dans différents puits d’exploitation au moment du drame. Le bilan exact reste encore incertain, mais des pertes en vies humaines sont fortement redoutées.
La catastrophe n’a pas seulement touché les travailleurs miniers. Des habitations du sous-village de Gatabi, situé à proximité immédiate du site de Gakombe, ont également été détruites par l’éboulement, occasionnant d’importants dégâts matériels et provoquant une vive émotion au sein de la population locale.
Sur place, des habitants et d’autres creuseurs tentent, avec des moyens de fortune, de mener des opérations de recherche afin de retrouver d’éventuels survivants et récupérer les corps encore ensevelis sous les décombres.
Cette nouvelle tragédie s’inscrit dans une série d’accidents meurtriers enregistrés ces dernières semaines dans les mines artisanales de Rubaya. En l’espace d'environ un mois seulement, il s’agit du troisième éboulement majeur signalé dans cette zone.
Le 28 janvier dernier, un premier éboulement avait coûté la vie à plus de 400 creuseurs artisanaux. Quelques semaines plus tard, le 3 mars, un autre glissement de terrain avait déjà fait plus de 200 morts dans la même zone d’exploitation.
Les sources locales rappellent par ailleurs qu’un drame similaire s’était produit en juin 2025 dans ce site minier, faisant plus de 700 victimes parmi les exploitants artisanaux.
Ces catastrophes à répétition relancent une fois de plus le débat sur les conditions d’exploitation dans les mines artisanales de Rubaya, souvent dénoncées pour leur manque de normes de sécurité et l’absence de mécanismes efficaces de prévention des risques.