Kinshasa: Floribert Anzuluni lance des ateliers de haut niveau pour accélérer l’adhésion de la RDC aux protocoles commerciaux de la SADC

Photo d'illustration
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Le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a procédé, ce lundi 27 avril 2026 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, au lancement des travaux d’ateliers de haut niveau consacrés à la sensibilisation des autorités nationales à la ratification de trois protocoles majeurs de la Communauté de développement des États d’Afrique australe (SADC).

Organisées avec l’appui de la coopération allemande (GIZ), dans le cadre de la coopération germano-SADC, ces assises réunissent des représentants des ministères, des députés nationaux ainsi que des acteurs du secteur privé autour des protocoles relatifs au commerce des biens et des services, ainsi qu’aux transports, aux communications et à la météorologie. Elles rassemblent également des décideurs politiques et des experts afin d’élaborer une feuille de route claire pour l’adhésion et la mise en œuvre desdits protocoles.

Dans son allocution, le ministre Floribert Anzuluni a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur de l’intégration régionale. Selon lui, face aux défis du continent, la République démocratique du Congo considère l’intégration économique régionale non seulement comme une priorité, mais aussi comme l’une des voies essentielles pour sécuriser son avenir.

"Etant avant tout une instance de promotion de l’intégration économique régionale, le Secrétariat Exécutif de la SADC est dans un dialogue visant, comme je le perçois, une compréhension mutuelle tenant compte des spécificités  de chaque pays pour avancer résolument sur la trajectoire de l’intensification des échanges intra-régionaux. C’est dans cette perspective qu’il y a lieu d’inscrire les Trois Protocoles qui sont au cœur de ces travaux techniques qui seront suivis d’une Table ronde de haut niveau. L’intégration régionale requiert non seulement de la volonté politique mais aussi un engagement brisant la peur sans toutefois exposer au risque d’une marche peu éclairée. Point n’est besoin de rappeler que la SADC est une Communauté Économique Régionale dont l’attention aux dynamiques de divers ordres dans notre pays prouve son attachement non seulement au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC mais aussi à la restauration d’une paix bénéfique au développement de toute l’Afrique australe, voire de toute l’Afrique", a déclaré le ministre Floribert Anzuluni dans son mot de circonstance 

Cette démarche s'inscrit dans le cadre de l'alignement de la RDC sur les protocoles relatifs au commerce, aux services, ainsi qu’aux transports, aux communications et à la météorologie, essentiels à sa pleine participation à la zone de libre-échange. Floribert Anzuluni dit s'attendre à des recommandations à l'issue de ces travaux, lesquelles devront constituer le socle de l’élaboration d’une feuille de route nationale claire, structurée et consensuelle, en vue de guider la RDC dans le processus d’adhésion auxdits protocoles, ainsi que dans leur mise en œuvre effective.

"Les travaux que vous entamez aujourd’hui devront déboucher sur une addition d’intelligences pour notamment identifier les contraintes, harmoniser les positions sectorielles, et dégager des pistes concrètes pour un avenir assuré de la RDC au sein de la SADC, particulièrement de sa Zone de libre-échange. Cet atelier ne doit pas consister en des discussions uniquement théoriques. Il doit en ressortir des recommandations réalistes pour guider la RDC face à ses obligations à l’endroit de la SADC, particulièrement celles inhérentes aux trois Protocoles. Il va sans dire que ces recommandations devront constituer le socle de l’élaboration d’une feuille de route nationale claire, structurée et consensuelle, en vue de guider notre pays dans le processus d’adhésion auxdits Protocoles, ainsi que dans leur mise en œuvre effective. Il faudrait, pour ce faire, une forte coordination interinstitutionnelle, une implication active du secteur privé et un engagement soutenu de toutes les parties prenantes", a recommandé le ministre Floribert Anzuluni

Par ailleurs, Madame la Secrétaire exécutive adjointe en charge de l’intégration régionale, Angèle Makombo N’Tumba, a insisté sur l’objectif de ces travaux, exprimant l’espoir que la RDC finira par ratifier ces différents protocoles de la SADC.

"Notre engagement avec vous (…) est d’assurer que les hauts fonctionnaires techniques comprennent les opportunités liées à l’accession de la RDC à la zone de libre-échange de la SADC (…) afin que les protocoles soient ratifiés et mis en œuvre" a affirmé la Secrétaire exécutive adjointe en charge de l’intégration régionale précisant que " l'adhésion n'est qu'une première étape, c'est la mise en œuvre qui produit un véritable impact "

Pour sa part, l’ambassadrice adjointe d’Allemagne en RDC, Sabine Mehnert, a souligné les retombées économiques attendues : 

"La zone de libre-échange de la SADC crée des opportunités de diversification, d’industrialisation et de création de valeur ajoutée locale", a-t-elle fait savoir lors de sa prise de parole. 

De son côté,, le secrétaire général au ministère, le professeur Daniel Makiese, a rappelé que ces cinq jours d’échanges visent à renforcer la compréhension des instruments régionaux au bénéfice des populations, notamment en matière d’emploi.

Les discussions portent sur trois protocoles majeurs : le protocole sur le commerce (1996), le protocole sur les transports, les communications et la météorologie (1996), ainsi que le protocole sur le commerce des services (2012). Ces rencontres s’inscrivent dans la mise en œuvre des décisions du Conseil des ministres de la SADC relatives à l’intégration régionale.

La République démocratique du Congo (RDC) est membre de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) depuis 1997-1998. Cette organisation régionale, qui compte 16 États, vise à promouvoir la croissance économique et la sécurité.

Clément MUAMBA