Caricature : Willy Ngoma, la rhétorique de l’AFC/M23 a pris un coup de drone

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Caricature Kash/ACTUALITE.CD

Le porte-parole militaire de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), Willy Ngoma, a été tué le 24 février lors d’une frappe de drone attribuée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) près de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Sa mort intervient dans un contexte d’intensification des combats dans l’est de la République démocratique du Congo, après celle d’un autre cadre du mouvement, Magloire Paluku.

Cette escalade militaire est liée à l’effondrement du cessez-le-feu proposé par l’Angola, aux frappes aériennes de l’armée congolaise et aux offensives terrestres menées par les milices Wazalendo alliées aux FARDC. Le dirigeant rebelle Bertrand Bisimwa accuse Kinshasa de violer le cessez-le-feu et d’avoir opté pour une stratégie militaire après un accord économique conclu avec les États-Unis. Il dénonce également l’absence de réaction internationale face à cette reprise des hostilités.

Sur le terrain, les affrontements se sont intensifiés dans plusieurs localités stratégiques de Masisi, notamment autour de Kibanda, Lumbishi et Kashovu, avec l’usage d’armes lourdes et de drones. Les combats opposent les rebelles aux forces gouvernementales et à leurs alliés locaux, entraînant des déplacements de populations et une aggravation de la crise humanitaire dans une zone déjà fragile en raison de sa proximité avec des sites miniers et des axes de ravitaillement.