La mission de travail menée à Goma par Vivian Van de Perre, cheffe par intérim de la MONUSCO, s’est achevée il y a environ deux semaines. Elle visait à préparer l’appui international au suivi et à la vérification du cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo, dans un contexte de tensions persistantes au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
Au cours de ce séjour, la responsable onusienne a rencontré les dirigeants de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), notamment Corneille Nangaa. Les discussions ont porté sur l’application concrète du mécanisme de vérification du cessez-le-feu et sur la nécessité de transformer les engagements politiques en mesures opérationnelles claires, crédibles et vérifiables sur le terrain.
La mission s’inscrivait dans le cadre du mandat renouvelé par le Conseil de sécurité des Nations unies, qui confie à la MONUSCO un rôle d’appui au cessez-le-feu permanent, à la protection des civils et à la stabilisation institutionnelle. Le soutien au mécanisme conjoint de vérification doit se faire progressivement, en fonction des garanties de sécurité et des arrangements opérationnels convenus avec les parties concernées.
À l’issue de cette visite désormais close, les responsables de l’AFC/M23 ont salué le rôle de la mission onusienne dans la coordination logistique et l’appui au processus de paix. L’initiative s’inscrit dans un effort diplomatique plus large impliquant notamment l’Union africaine, la médiation du Togo, ainsi que le soutien de la France, des États-Unis et du Qatar pour favoriser la désescalade et la mise en œuvre durable du cessez-le-feu.