Le responsable de la logistique de la Présidence de la République a dénoncé une recrudescence de comportements qu’il qualifie « d’inciviques et d’illégaux », attribués à des membres du cabinet du chef de l’État et à des utilisateurs de véhicules officiels, faits régulièrement signalés par des usagers de la route.
Dans un communiqué rendu public ce samedi, Jean-Paul Mulamba, assistant logistique de la Présidence de la République, dresse une liste non exhaustive des faits mentionnés dans les plaintes d’usagers s’estimant lésés.
Sont notamment évoqués : le non-respect du code de la route et des feux de signalisation ; la circulation en double file et en sens interdit ; le recours à des intimidations à l’encontre d’autres usagers et d’agents de l’ordre ; l’installation strictement interdite de gyrophares et d’autres dispositifs assimilés ; le bâchage ou la dissimulation des plaques d’immatriculation ; ainsi que toute forme de trafic d’influence, d’abus d’autorité ou d’invocation abusive du nom de la Présidence.
« Ces comportements, inadmissibles, constituent une violation grave des engagements pris et portent atteinte à l’image, à la crédibilité et à l’autorité morale de la première institution du pays, la Présidence de la République, ainsi qu’à l’action de son premier animateur, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État », indique le communiqué.
Rappelant la signature d’une charte de bonne conduite préalable à l’attribution de chaque véhicule, laquelle prescrit un usage responsable, discipliné et exemplaire des automobiles de la Présidence, l’assistant logistique annonce une série de sanctions contre les contrevenants. Celles-ci vont du blâme officiel émanant de la hiérarchie à la confiscation immédiate du véhicule de fonction en cas de récidive, sans préjudice d’éventuelles poursuites administratives ou disciplinaires.
« Aucune tolérance, aucune intervention et aucun passe-droit ne seront admis », prévient-il.
À Kinshasa, plusieurs usagers de la route dénoncent par ailleurs le comportement de conducteurs de véhicules aux plaques d’immatriculation rouges, accusés de ne pas respecter les injonctions de la police de la circulation routière et de contribuer à la congestion du trafic par le non-respect des règles de circulation.
Samyr Lukombo