Le Gouvernement congolais appuie sur l'accélérateur pour la mise en marche du programme présidentiel "Débout jeunes congolais". Moins d’une semaine après son adoption en Conseil des ministres, une réunion interministérielle de haut niveau s’est tenue ce mardi 17 février pour enclencher concrètement sa mise en œuvre. Autour de la table, représentants de la Présidence, de la Primature, les ministres sectoriel membres et experts techniques ont posé les premiers jalons opérationnels de ce projet ambitieux destiné à transformer durablement l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes en République démocratique du Congo.
Présidée par le ministre de l’Entrepreneuriat et Développement des PME, Justin Kalumba Mwana-Ngongo, cette rencontre stratégique constitue la première étape opérationnelle depuis l’adoption officielle du programme en Conseil des ministres. Elle traduit la volonté du Gouvernement de passer sans délai de la phase conceptuelle à l’action concrète, en dotant le projet d’un cadre institutionnel solide, coordonné et orienté vers des résultats mesurables au bénéfice direct de la jeunesse congolaise.
Au cœur des échanges, l’architecture de gouvernance du programme. Les autorités ont tenu à clarifier les responsabilités afin d’éviter toute dispersion ou chevauchement institutionnel. Le pilotage politique et stratégique sera assuré au plus haut sommet de l’État, garantissant ainsi une supervision directe et un suivi rigoureux. La coordination générale sera confiée à la Première ministre, chargée d’assurer la cohérence des actions gouvernementales autour de cette priorité nationale. Une coordination technique interministérielle réunira les ministères directement concernés. Cette structure se veut ouverte et évolutive, capable d’intégrer d’autres administrations en fonction des exigences opérationnelles.
En appui, un secrétariat technique et administratif sera institué. Dirigé par un coordonnateur assisté de responsables sectoriels, il aura pour mission d’assurer le suivi, l’évaluation et la mise en œuvre effective des décisions. L’ensemble du dispositif sera formalisé lors d’un prochain Conseil des ministres. Ici, le message est celui de démontrer qu'iln'y aura pas de programme symbolique, mais une mécanique institutionnelle pensée pour produire des résultats.
Le ministre Justin Kalumba Mwana-Ngongo a insisté sur le caractère transversal du programme. L’emploi des jeunes ne relève pas d’un seul ministère a-t-il fait savoir; il engage plutôt l’ensemble du Gouvernement.
Formation professionnelle qualifiante, égalité des chances dans l’accès à l’emploi public et privé, soutien structuré à l’entrepreneuriat, bref, le programme repose sur une vision intégrée. Il s’agit non seulement de former, mais de certifier, financer et accompagner les jeunes jusqu’à l’insertion effective sur le marché du travail ou la création d’entreprise viable.
La question des financements demeure centrale. Des réunions spécifiques sont annoncées avec les ministères du Budget, des Finances et du Plan, ainsi qu’avec les partenaires techniques et financiers. L’ambition est de combiner ressources nationales, partenariats publics-privés et mécanismes innovants de soutien à l’entrepreneuriat. L’objectif poursuivi est d’éviter les effets d’annonce sans moyens réels. Les autorités veulent donc inscrire ce programme dans le budget national et garantir une mobilisation cohérente des ressources. Car sans financement structuré, l’ambition risquerait de rester théorique.
Pour votre gouverne, le lancement officiel de ce programme est prévu le 30 juin 2026, date symbolique de l’indépendance nationale. Mais au-delà de la commémoration, le Gouvernement veut donner à cette date une portée nouvelle, celle d’une indépendance économique portée par sa jeunesse. En plaçant l’entrepreneuriat et l’employabilité au cœur de sa stratégie, l’État entend transformer le défi démographique en opportunité productive.