Lomami : toujours pas de corps repêché au lendemain du drame après une nuit d'intenses recherches sur Kalelu (Administrateur)

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Aucune des huit personnes portées disparues après la chute d’un véhicule au bac Kalelu, dans le territoire de Ngandanjika (Lomami), n’a encore été retrouvée. Après une nuit entière de recherches menées sur le site du drame survenu vendredi, les équipes engagées n’ont repêché ni corps ni véhicule.

L’administrateur du territoire de Ngandanjika, Patrick Nsubula Kazadi, indique que les opérations se poursuivent avec les moyens disponibles localement:

« Nous recherchons avec les moyens de bord. Les plongeurs traditionnels sont déjà à pied d’œuvre. Jusqu’ici, ils n’ont rien trouvé. Mais nous continuons les recherches ce jeudi 14 février », a-t-il déclaré à ACTUALITE.CD.

Sur place, un tracteur est arrivé dans la nuit afin de permettre de tirer le véhicule dès qu’il sera localisé sous l’eau. Les autorités locales assurent rester mobilisées malgré l’absence d’équipements spécialisés.

Pourtant, la traversée était interdite depuis le jeudi 12 février en prévision des travaux annoncés au bac. Revenant sur cette décision, l’administrateur explique :

« Il est vrai qu’un appel avait été lancé pour interdire la traversée. Mais on attendait l’arrivée de véhicules et de tracteurs pour entamer les travaux, et ils n’étaient pas encore arrivés. Quand les agents du bac ont constaté qu’il y avait des demandes de passage de part et d’autre, ils ont accepté exceptionnellement de laisser traverser les personnes présentes. Voilà ce qui s’est passé. »

Alors que l’inquiétude grandit parmi les familles des disparus, Patrick Nsubula Kazadi appelle au calme:

« Je demande aux familles des personnes qui se trouvaient dans ce véhicule de rester calmes. Ça nous fait mal, ce qui est arrivé. En tant qu’autorités, nous sommes en train de travailler pour repêcher le véhicule et retrouver les corps. Ils doivent garder leur calme. Nous avons déjà engagé des discussions avec les chefs coutumiers des deux rives et poursuivons toutes les démarches nécessaires », a-t-il assuré.

Sur les rives du bac Kalelu, l’attente est lourde. Certaines familles des victimes ont passé nuit à la rivière, en attendant que les corps de leurs proches soient repêchés.

Michel Cyala