Le Comité de pilotage de la représentation des jeunes dans les assises nationales, structure composée de jeunes se réclamant de la nouvelle génération, soutien la position du président de la République pour l’organisation d’un dialogue entre Congolais. Il salue la désignation de l’Angola comme initiateur des consultations de toutes les parties prenantes.
A travers un communiqué parvenu à ACTUALITE.CD ce jeudi 12 février, cette organisation revendique son siège au dialogue qui se profile à l’horizon « pour apporter une valeur ajoutée patriotique et technique ». Refusant sa présentation « par procuration », le comité de pilotage de la représentation des jeunes dans les assises nationales se propose d’être « l’acteur principal de l'exécution des résolutions », estimant que « c'est la seule garantie pour que les décisions prises ne restent pas lettre morte ».
Par ailleurs, le comité de pilotage a remonté l’histoire pour démontrer qu’après chaque dialogue ou accord, les arrangements conclus ont principalement servi les intérêts des acteurs politiques traditionnels et que les revendications fondamentales de la majorité des jeunes demeurent sans réponse structurelle.
C’est ainsi qu’elle fait un appel « vibrant » à tous les jeunes de l’ensemble du pays et de la diaspora à : « ne plus se laisser instrumentaliser par quelque camp politique que ce soit ; À assumer pleinement sa responsabilité historique ; À défendre activement la République, l’intégrité territoriale et l’avenir collectif ; À s’organiser pour porter une voix unifiée et responsable dans le cadre du dialogue.
Le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi avait posé ses conditions pour un dialogue entre Congolais. Il exige que ce cadre, tant souhaité par l’opposition, la société civile et les confessions religieuses, soit organisé sur le territoire national et conduit par des institutions issues du suffrage universel qui, pour lui, ne doivent pas être remises en cause. En outre, Tshisekedi s’oppose farouchement à la participation rebelle à cet événement qui s’annonce irréversible. Cette position du président de la République a été rejetée en bloc par les opposants et les acteurs de la société civile.
Samyr LUKOMBO